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L’Iran, la Turquie et la Russie promettent de « régler » la question d’Idlib

7 septembre 2018 | 19:21


L’Iran, la Turquie et la Russie ont affiché leur volonté d’agir ensemble, à l’issue de leur réunion sur le sort d’Idlib, ultime bastion des terroristes d’Al Nosra,ce vendredi à Téhéran. Dans un communiqué final conjoint, les présidents de ces trois pays « ont décidé de régler » la question d’Idlib « dans l’esprit de coopération qui caractérise le [processus] d’Astana », lancé par leurs trois pays pour tenter de ramener la paix en Syrie.


Moscou, Téhéran et Ankara ont acquis un rôle incontournable dans le conflit, à travers leur appui militaire crucial aux belligérants et le lancement du processus d’Astana, qui a éclipsé les négociations sous l’égide de l’ONU pour tenter de mettre un terme au conflit, qui a fait plus de 350 000 morts depuis 2011. Une autre réunion sur le même sujet, convoquée elle par les Etats-Unis au Conseil de sécurité de l’ONU, s’est tenue hier soir.


Appel pour un cessez-le-feu Lors de cette première réunion dans la capitale irannienne, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a appelé à mettre en place un cessez-le-feu pour éviter un « bain de sang ». Une offensive sur Idlib « résulterait en une catastrophe, un massacre et un drame humanitaire », a-t-il prévenu. « Combattre le terrorisme à Idlib est une partie inévitable de la mission consistant à ramener la paix et la stabilité en Syrie, mais ce combat ne doit pas faire souffrir les civils ou entraîner une politique de la terre brûlée », a déclaré son homologue iranien, Hassan Rohani. Le président russe, Vladimir Poutine, a, pour sa part, estimé que le gouvernement syrien « a le droit de prendre sous son contrôle la totalité de son territoire national, et doit le faire ». M. Poutine a accusé les « éléments terroristes » à Idlib de « continuer les provocations, les raids à l’aide de drones, les bombardements » : « Nous ne pouvons pas l’ignorer (…). Nous devons régler ensemble ce problème. »


« Mesures concrètes » Par ailleurs, le président russe a déclaré avoir discuté avec ses homologues iranien et turc « de mesures concrètes pour une stabilisation par étapes dans la zone de désescalade d’Idlib, qui prévoient notamment la possibilité pour ceux qui sont prêts au dialogue de passer un accord ». Ces derniers jours, Damas, Moscou et Ankara ont été le théâtre d’un intense ballet diplomatique. Occupée en 2015 par les terroristes d’Al Nosra, Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, est leur dernier grand bastion dans le pays.


C’est là qu’ont été envoyées des dizaines de milliers de rebelles et de civils évacués d’autres bastions de l’opposition, repris par les forces loyalistes à travers le pays. Jeudi, des centaines de civils ont commencé à fuir la zone par crainte d’un assaut imminent des troupes gouvernementales. Des raids russes ont visé vendredi des positions d’Hayat Tahrir Al-Cham (HTS), l’organisation djihadiste créée par l’ex-branche syrienne d’Al-Qaida qui domine Idlib, ou encore celle d’Ahrar Al-Cham, puissant groupe rebelle islamiste, faisant deux morts, a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Déterminé à reprendre l’ensemble du territoire et fort du soutien militaire russe et iranien, le régime du président Bachar Al-Assad a massé des renforts aux abords de la province, frontalière de la Turquie. L’armée syrienne et ses alliés doivent, cependant, tenir compte de la position de la Turquie, soutien des rebelles, qui dispose de troupes à Idlib et craint un afflux massif de réfugiés sur son territoire.


Crainte d’un « bain de sang »


Au total, quelque 3 millions d’habitants vivent dans la province d’Idlib et dans les quelques poches insurgées dans les provinces voisines de Hama, d’Alep et de Lattaquié, selon l’ONU. Près de la moitié sont des déplacés. Mercredi, les Nations unies ont mis en garde contre un « bain de sang », craignant qu’une offensive militaire sur un territoire si densément peuplé ne provoque une catastrophe humanitaire d’une ampleur inédite depuis le début du conflit syrien.


La Maison Blanche a aussi mis en garde, mardi, Damas et ses alliés russe et iranien contre un recours aux armes chimiques à Idlib. « Le monde (…) et les Etats-Unis regardent (…) de très près » la situation, « si c’est un massacre, le monde sera très très en colère et les Etats-Unis seront également très en colère », a averti, mercredi, le président américain, Donald Trump. La porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova a rappelé hier matin la position russe selon laquelle "une liquidation totale et définitive des terroristes sur tout le territoire de la Syrie est nécessaire". L’Iran a assuré Damas de son "soutien" et de sa volonté de "poursuivre son rôle de conseiller et son aide pour la prochaine campagne d’Idleb". On évoque la possibilité d’une fausse attaque chimique qui serait en préparation par les « casques blancs » à Idleb et qui justifiera une attaque américaine contre La Syrie.

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