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L’Algérie réduit sa production de pétrole

14 janvier 2019 | 23:23


L’Algérie a réduit sa production de pétrole dans une fourchette oscillant entre 24 000 et 25 000 barils par jour au 1er janvier 2019, dans le cadre de l’accord OPEP-non OPEP signé en décembre dernier. C’est le vice-président de l’exploration et de la production de Sonatrach, Salah Mekmouche, qui a donné hier cette information. Selon toute vraisemblance, l’Algérie devrait respecter cette fourchette jusqu’au mois de mai prochain. Pour les experts, notre pays prend avec sérieux cette réduction, seul levier pour arriver à un cours du baril qui atteindrait au moins 70 dollars en moyenne sur une longue période.


Avant la mise en œuvre de cet accord OPEP-non OPEP, la production de l’Algérie était de 1,08 million de barils par jour.


Pour rappel, l’OPEP et les pays producteurs de pétrole non membres de l’OPEP ont conclu un accord en décembre dernier à Vienne, qui prévoit une réduction collective de la production de brut de 1,2 million de barils par jour à partir de janvier 2019 pour une période initiale de six mois.


En vertu de cet accord, les pays de l’OPEP doivent réduire leur production de 800 000 barils par jour contre 400 000 barils par jour pour les pays producteurs non membres de l’OPEP.


Si l’Arabie saoudite réduit en janvier ses exportations de pétrole de 10% par rapport à novembre afin de stabiliser les prix, la Russie a déjà commencé à réduire davantage sa production de pétrole et le niveau de réduction pourrait atteindre 50 000 barils par jour d’ici la fin janvier, sachant que le niveau actuel de réduction a dépassé les 30 000 barils par jour.


Cependant, trois événements majeurs de ce début d’année risquent de bouleverser les prix du pétrole pour le reste de l’année, prédit une étude publiée par l’experte des questions énergétiques, Dr Ellen Wald, dans les colonnes du site économique britannique Investing.


Pour l’experte, le premier évènement est la publication récente d’une étude indépendante sur les réserves saoudiennes, la première de ce genre dans le royaume. L’étude a été réalisée par des consultants pétroliers et montre que les réserves pétrolières saoudiennes s’élèvent à 263,1 milliards de barils.


Ce chiffre ne comprend pas la part du pétrole de l’Arabie saoudite dans la zone neutre qu’elle partage avec le Koweït. Selon cette experte, la divulgation de cette information est importante pour deux raisons. Premièrement, cela prouve, explique-t-elle, que le scepticisme à l’égard des réserves autodéclarées de l’Arabie saoudite n’est pas fondé.


Deuxièmement, l’Arabie saoudite a choisi de publier cette information avant une vente d’obligations prévue au cours du deuxième trimestre de l’année par Aramco, la société publique du pétrole.


Selon elle, il semble clair que l’annonce des chiffres officiels des réserves à ce moment-ci vise à renforcer l’offre obligataire d’Aramco.


Pour ce qui est du deuxième événement, il concerne l’offre iranienne sur le marché.


En effet, les exportations de ce pays en décembre se sont élevées à près de 942 000 barils par jour, ce qui est inférieur à la quantité autorisée conformément aux sanctions américaines. Cependant, environ 370 000 barils de pétrole par jour sont toujours en transit sans destination claire.


S’agissant du troisième évènement, il est lié à l’Arabie saoudite qui pourrait réduire de façon conséquente son volume de brut extrait et, par conséquent, son offre au cours de l’année.


En effet, le royaume table sur un prix moyen du baril à 80 dollars. Il est d’ailleurs inscrit dans le budget de l’année. Pour atteindre ce prix, il faut donc une importante réduction chez les gros producteurs.

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