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Importation de véhicules : L’Algérie réduit sa facture de 1,44 milliard de dollars

24 juillet 2016 | 19:31
Z. M.


L’Algérie a réduit ses dépenses d’importation de véhicules de 1,44 milliard de dollars (USD) durant le premier semestre 2016, par rapport à la même période de l’année précédente, selon les chiffres rendus public par les douanes.


 


A 691 millions de dollars, la facture globale des véhicules importés durant les six premiers mois de l’année en cours a été réduite de plus de moitié, alors qu’elle avait atteint 2,13 milliards usd durant la même période de 2015.


Les véhicules introduits sur le territoire national pendant la période considérée ont atteint 47 484 unités, contre 180 082 unités à la même période de 2015, soit 132 598 véhicules de moins, précise les statistiques douanières.


La tendance baissière des dépenses a concerné également les parties et accessoires des véhicules automobiles dont la facture d’importation a connu une légère diminution (-1,52%) en totalisant 198,1 millions usd contre 201,15 millions usd au 1er semestre de l’année précédente.


Les licences d’importation des véhicules ont été attribuées en mai dernier à 40 concessionnaires dans le cadre du régime des licences d’importation, qui a touché certains produits dont le ciment et le rond à béton et certains produits agricoles. Fixé initialement à 152 000 unités pour l’année 2016, le contingent quantitatif d’importation des véhicules a été finalement réduit à 83 000 unités.


Le contingent des véhicules concerne ceux destinés au transport de dix personnes ou plus (chauffeur inclus), les véhicules de tourisme et autres véhicules automobiles principalement conçus pour le transport des personnes (y compris les voitures de type break et les voitures de course) ainsi que les véhicules dédiés au transport de marchandises.


Les engins tels que les camions et les tracteurs, que certains professionnels importent pour le fonctionnement de leur entreprise, ne sont pas concernés par le dispositif des licences.


Selon les prévisions du ministère du Commerce, la facture d’importation des véhicules ne devrait pas dépasser 1 milliard usd en 2016 contre 3,14 milliards usd (265 523 véhicules) en 2015. Parallèlement à l’octroi des licences, le gouvernement a exigé des concessionnaires d’engager des investissements dans le secteur des véhicules et les filières industrielles annexes.


Lors d’une visite en juin dernier à Tiaret, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait sommé les concessionnaires automobiles de se conformer à la disposition de la loi de finances en les prévenant de retirer la licence d’importation à ceux qui n’auront pas réalisé l’investissement dans les délais impartis. Certains concessionnaires ont manifesté leur intention de se conformer à la loi en exprimant leur volonté d’aller au-delà des opérations commerciales.


D’après le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, il y aurait déjà une dizaine de concessionnaires à avoir proposé des projets d’investissements liés à l’industrie automobile. « Nous leur avons répondu que nous leur accordions jusqu’au 31 décembre 2016 pour déposer leurs projets industriels s’ils souhaitent réellement investir dans la branche automobile », a-t-il déclaré récemment à la presse, en marge de la séance d’adoption du projet de loi relatif à la promotion de l’investissement par le Conseil de la nation.


Bouchouareb a également tenu à préciser qu’à l’avenir, l’activité de concessionnaire « ne se limitera pas uniquement à l’achat et à la revente des véhicules, mais à l’intégration de la construction mécanique d’une manière générale dans notre pays ».


Pour rappel, l’article 52 de la loi de finances 2014 stipule que les concessionnaires automobiles sont tenus, dans un délai maximum de trois ans, à compter de la date de publication de la LF 2014, d’installer une activité industrielle et/ou semi-industrielle ou toute autre activité ayant un lien avec le secteur automobile.


Deuxième plus grande importatrice d’automobile en Afrique après l’Afrique du Sud, l’Algérie a importé pour 5,7 milliards de dollars de véhicules en 2014, l’année durant laquelle la chute du pétrole avait commencé, entraînant une baisse des recettes étatiques.


La baisse importante de la rente pétrolière a incité le gouvernement à rationaliser les dépenses en adoptant des mesures restrictives afin de freiner l’emballement des importations et créer un tissu industriel dans la branche automobile. En parallèle, elle a régulé le marché à travers un nouveau cahier des charges relatif aux conditions et modalités d’exercice de l’activité des concessionnaires.

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