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Messahel dans une émission sur Canal Algérie

L’Algérie prône le dialogue et la réconciliation entre libyens

26 avril 2017 | 13:36
M.B

Le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel, a déclaré que l’Algérie accompagne toute initiative entre Libyens basée sur un dialogue sans exclusif qui donnerait lieu à une réconciliation et une solution à la crise dans leur pays.

Invité de l’émission Questions d’actu de la chaine Canal Algérie, animée par Nazim Aziri, M. Messahel qui répondait à une question sur "le devenir de la tripartite (Algérie-Tunisie-Egypte)" a affirmé que l’Algérie n’"est pas contre une rencontre à trois sur la Libye". "Nous sommes preneurs de toute sorte d’initiative qui accompagne les Libyens dans la recherche d’une solution. Moi-même j’ai pris part à une réunion tripartite au niveau ministériel", a indique le ministre, précisant que pour ce qui est d’un éventuel sommet, deux exigences s’imposent : "Il faut, en premier lieu, qu’il y ait une préparation et que les principaux concernés, à savoir, les Libyens soient une partie prenante dans ce genre d’initiative".

"Un sommet (...) marque l’aboutissement mais pas le début d’un processus politique", a souligné M. Messahel. Le ministre a également enchainé qu’’"une chose est exclue, à savoir, "le dialogue avec les terroristes". "Les grands terroristes sont identifiés en Libye ou ailleurs. La référence chez nous ce sont les groupes listés par les l’ONU. En Libye ils sont au nombre de trois, (Daech, El Qaida, Anssar Charia).Nous sommes pour le dialogue politique, pacifique mais pas pour le dialogue des armes", a soutenu le ministre. Il a aussi soutenu que ce dialogue ne doit pas exclure ce qu’on qualifie appartenant à l’ancien régime de Moammar Gueddafi. « Les Libyens ont fait la même que les Irakiens qui ont marginalisé les anciens membres du parti Baath, qui ont fini par rejoindre les rangs de Daech. Par ailleurs, M. Messahel a cité deux "indicateurs importants" favorables au processus politique en Libye. Le premier est relatif à une rencontre discrète, entre Libyens, tenue récemment à Rome. Dans ce contexte, M. Messahel a appelé à encourager les antagonistes à se rencontrer même si, au départ, "ce n’est pas évident". "Mais avec le temps les gens trouveront des points de concordance et des point de consensus qui peuvent se faire dans la discrétion", a-t-il affirmé. Le deuxième indicateur, a ajouté le ministre, est relatif à l’"installation de la mission des Nations unies en Libye à Tripoli, qui, jusque là, avait fonctionné depuis Tunis". Pour le ministre, il est important qu’’"une mission onusienne se déploie en Libye, car elle facilitera le dialogue en Libye. D’autant plus, l’ONU est garante de la mise en oeuvre de l’accord politique à travers la résolution 22/59 du Conseil de sécurité. Messahel, a annoncé la tenue d’une réunion des pays voisins de la Libye le 8 mai prochain à Alger, dans le cadre des efforts soutenus pour une solution politique à la crise libyenne.Par ailleurs, M. Messahel a déclaré que l’"Algérie accueillera le 8 mai prochain à Alger la 11ème session des pays voisins de la Libye", affirmant que "cette question est extrêmement importante". Dans ce sillage, M. Messahel, a estimé "impératif de se retrouver tous ensemble entre voisins de la Libye et discuter de la sécurisation de la région qui sera l’objectif de la prochaine réunion d’Alger".

"La sécurité est un problème commun, si on veut trouver une solution politique à la Libye, il faut parler de la sécurisation de la région", a-t-il dit . Le ministre a effectué la semaine passée une visite en Libye à l’initiative du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, qui l’avait instruit en mars dernier de rencontrer les principaux acteurs libyens. La visite a commencé dans l’est libyen, à El Beida et Benghazi, deux villes symboliques de la résistance du peuple libyen contre le colonialisme italien. C’est en effet, a expliqué le ministre, "la région d’Omar El Mokhtar qui avait mené une résistance de 1911 à 1931 (contre le colonisateur), et qui avait été accompagné par la Senoussia (confrérie religieuse originaire de l’Algérie)". Le ministre a marqué également une halte à Zenten juste après El Beida et Benghazi, partant de la relation historique profonde entre les deux peuples algérien et libyen, marquée entre autre par la bataille du 3 octobre 1959 qui a vu du sang libyen et algérien couler face au colonialisme français. Une autre visite l’a conduit par la suite à Misrata, la symbolique ville de résistance et de lutte contre le terrorisme, où M. Messahel s’est réjoui de l’’accueil qui lui a été réservé "de manière spontanée" par des jeunes de la région qui avaient combattu le groupe terroriste autoproclamé "Etat islamique (EI/Daech)" et ayant libéré la ville de Syrte. Parmi eux, a fait savoir le ministre, des jeunes blessés qui ont été soignés dans des hôpitaux algériens. 

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