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L’Algérie prône la réconciliation pour le règlement de tous les conflits

29 mars 2017 | 22:05
Amine B.

Les leaders arabes sont face à un défi. Chefs d’Etat et souverains ont-ils réellement les moyens, politiques s’entend, de peser sur les conflits qui secouent la région ?

Faire face aux crises en Syrie, au Yémen ou encore à la situation en Libye, au Soudan ou en Somalie exige des visions unifiées, et pour cela les présents au Sommet jordanien devaient mettre de côté leurs différends. Une adhésion à une vision commune sans laquelle tout règlement de conflit peut s’avérer difficile à réaliser et ouvrirait même une brèche à l’interventionnisme étranger.

Des interférences longtemps décriées par Alger qui n’a cessé, pour justement éviter cet état de fait, de prôner une réforme profonde et radicale de l’organisation panarabe, incapable aujourd’hui de faire face aux défis de l’heure.

Les dirigeants arabes devaient donc aboutir, en sus d’une vision commune et intransigeante sur le conflit israélo-palestinien, à une conception unifiée sur les conflits nés, il y a six ans, du printemps arabe.

Une dizaine de recommandations ont pour cela été peaufinées deux jours plus tôt par les ministres des Affaires étrangères des pays participants, des réunions auxquelles a participé le ministre des Affaires maghrébines, de l’Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, Abdelkader Messahel. La relance du processus de paix dans les territoires occupés et le problème de la colonisation, les crises syrienne et yéménite ou encore la situation explosive en Libye ont plané sur ce conclave.

Dominé par les conflits et crises sécuritaires, le volet économique, non moins important, a également été au menu de ce 28ème conclave des souverains arabes. Des recommandations sont attendues sur la base de réunions tenues en marge de ce rendez-vous par les membres du Conseil de l’Union économique arabe et le Fonds monétaire arabe, lequel a prôné plus de coopération inter-arabe pour la réalisation de l’intégration économique souhaitée par la quasi-totalité des pays de la région.

Des sujets passés en revue par l’ensemble des intervenants et au cours d’entretiens bilatéraux. Abdelkader Bensalah s’est, dans ce sens, entretenu avec le Premier ministre irakien, Haider Al-Abadi. Ce dernier a rappelé les efforts déployés par son pays dans « sa guerre contre le terrorisme « , et vanté l’expérience algérienne « réussie « contre ce fléau qu’il a qualifié de « défi majeur « pour toute la nation.

Au cours des débats qui se sont ouverts tôt hier, le représentant personnel du président de la République, le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, a réaffirmé dans son allocution le soutien de l’Algérie à la cause palestinienne, appelant au règlement politique et par la voie du dialogue des crises prévalant en Libye, en Syrie et au Yémen.

Le représentant algérien a affirmé que « le rythme effréné des évènements et des graves mutations qui secouent la région arabe ne devrait pas détourner notre attention de la souffrance et de la tragédie que vit le peuple palestinien pour recouvrer sa dignité et ses droits légitimes « .

Il a réaffirmé devant chefs d’Etat et souverains la position qui a toujours été celle de l’Etat et du peuple algériens, « le soutien indéfectible et constant de l’Algérie au peuple palestinien pour le recouvrement de ses droits légitimes, notamment l’édification d’un Etat palestinien indépendant sur les frontières de 1967 avec Al Qods pour capitale », précisant que pour atteindre cet objectif « les Palestiniens doivent resserrer les rangs pour réaliser la réconciliation nationale, seul moyen de recouvrer leurs droits nationaux légaux « .

Concernant les conflits qui secouent les pays arabes, le chef de la délégation algérienne présente à la mer Morte a mis en avant un leitmotiv algérien qui consiste à opter pour le règlement des conflits par le dialogue et surtout la réconciliation, seul moyen à même de permettre de faire taire les armes. M. Bensalah a ainsi affirmé que la crise en Libye « compromet la paix et la sécurité dans ce pays « .

Il a indiqué que l’Algérie « n’a ménagé aucun effort pour faire aboutir le processus de règlement politique et consacrer le dialogue inclusif et la réconciliation nationale entre toutes les parties libyennes.

Elle n’a eu de cesse de rapprocher leurs vues et construire un véritable consensus national de manière à préserver l’unité de la Libye, sa souveraineté et sa cohésion sociale loin de toute ingérence étrangère, dans le cadre de l’initiative de l’ONU et en application de la Résolution 2259 du Conseil de sécurité « .
A cet effet, il a rappelé que « l’Algérie abritera la 11e réunion des pays du voisinage en avril prochain », dans le cadre de l’appui au règlement politique de la crise dans ce pays.

Concernant la crise syrienne, M. Bensalah a indiqué que « nous sommes convaincus que le respect de la volonté du peuple syrien frère demeure le seul moyen de mettre fin à la crise, outre l’ouverture d’un dialogue inter-Syriens pour aboutir à une solution consensuelle qui préserve l’intégrité territoriale de la Syrie, sa sécurité, sa stabilité et sa souveraineté, partant, mettre fin à l’effusion de sang du peuple syrien frère « .

Il a souhaité, d’autre part, voir les belligérants opter, à la faveur du processus de dialogue syrien organisé à Genève sous l’égide de l’Onu et des rencontres d’Astana sous la supervision des pays garants, pour l’option politique et la consécration de la réconciliation nationale ».

Pour ce qui est de la situation prévalant au Yémen, M. Bensalah a réitéré l’appel de l’Algérie « aux belligérants yéménites pour tourner la page des hostilités et de la guerre et opter pour le dialogue, la solution politique et la réconciliation afin de surmonter la crise « 

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