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L’Algérie ouvre des négociations sur le gaz avec trois pays de l’UE

11 juin 2018 | 01:56
Petrole GAZ Oil Hocine Adryen


Dans sa dernière intervention à la conférence « Oïl and Money » organisée aux USA le PDG de Sonatrach, Ould Kaddour, a indiqué que les nouveaux accords sur le gaz « ne seront pas indexés sur les prix du pétrole et ne porteront pas sur le long terme ».


Le gouvernement s’engage à « négocier de bons contrats gaziers » avec ses partenaires européens notamment la France, l’Italie et l’Espagne », a fait savoir le 4 juin dernier le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. Le ministre a indiqué que des négociations sur la prolongation de contrats d’approvisionnement en gaz algérien « sont en cours avec l’Espagne, la France et l’Italie, et que les pourparlers vont bon train ». La plupart des contrats -comme ceux de la France et de l’Italie- arrivent à échéance entre 2018 et 2019. Selon Ahmed Mazighi, conseiller à la direction générale de Sonatrach, le renouvellement de ces contrats « ne sera pas effectué dans les termes des précédents et le plus long contrat sera au maximum de cinq ans ». Or, il se trouve que les contrats à long terme signés avec les partenaires de l’Algérie expireront cette année. L’Algérie compte donc ne plus signer de contrat à long terme, tout en refusant d’indexer le prix du gaz sur celui du pétrole comme cela se fait jusque-là. L’Algérie, qui fournit environ 25% des besoins en gaz naturel de l’Europe du Sud, y compris la France, se doit donc de redéfinir sa stratégie de coopération énergétique avec les pays de l’UE. L’Italie et l’Espagne, avec les gazoducs Transmed et GME, en attendant celui de Medgaz qui desservira le marché espagnol par mer (Ghazaouet-Almeria), sont les deux plus importants clients de Sonatrach, outre le Portugal dont les approvisionnements sont assurés par le GME (Gazoduc Maghreb-Europe, qui traverse le Maroc).


Le nouveau rapport de force, qui se profile à l’horizon, se décline en sécurité des approvisionnements en gaz et en pétrole des pays de l’UE, inquiets de la tournure des événements en Europe de l’Est. Aussi, l’Italie a-t-elle pris les devants en voulant des relations énergétiques durables avec l’Algérie, notamment en matière d’approvisionnements en gaz. L’ambassadeur d’Italie en Algérie, Pasquale Ferrara, a indiqué la semaine dernière à la presse algérienne que s’agissant d’un investissement très important, les entreprises dans le secteur de l’énergie « cherchent par définition une relation durable » dans le temps : « J’ai beaucoup confiance que les négociations en cours (concernant les contrats de livraison de gaz arrivant à terme) vont produire un bon résultat », a-t-il estimé en marge d’une rencontre organisée par le Club d’affaires algéro-italien (CAAI). L’ambassadeur était interrogé par la presse sur les récentes déclarations du PDG de Sonatrach, considérant que l’Europe « n’était pas très claire » sur ses objectifs d’approvisionnement en gaz et continuait d’imposer des conditions « inacceptables » à la partie algérienne : « Je ne peux pas parler au nom des Européens, mais nous concernant, les discussions se déroulent très bien (..) C’est une perspective de longue haleine. Après, on peut négocier des petits détails et des contraintes », a-t-il souligné. Mais, malgré


 


ses atouts, l’Algérie devra se conformer à de nouvelles règles de jeu imposées par la concurrence et les nouveaux tarifs du gaz. Car si jusqu’à présent, la Russie était le principal fournisseur de gaz en Europe (avec l’Algérie, le Qatar et la Norvège), les États-Unis implantent progressivement leur gaz de schiste sur le Vieux Continent. Selon l’Agence internationale de l’Énergie (AIE), les États-Unis produiront en 2022 plus d’un cinquième du gaz mondial, ce qui les placera alors au même niveau que la Russie et la Norvège, principaux exportateurs de gaz. Si cette offre excédentaire place en position de force les pays importateurs, elle est évidemment une mauvaise nouvelle pour les pays exportateurs comme l’Algérie. Selon Bloomberg, cette surabondance est susceptible de persister au moins jusqu’en 2020, en maintenant les prix bas. Aussi, le durcissement de la concurrence sur le marché du gaz pourrait venir compliquer le renouvellement de plusieurs accords algériens à long terme avec des pays de l’Union européenne.

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