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L’Algérie met les bouchées doubles

26 décembre 2017 | 20:52
Hocine Adryen


A l’horizon 2020, l’Algérie produira quelque 430 000 véhicules par an représentés par cinq grandes marques automobiles (Renault, Peugeot, Nissan, Volkswagen et Hyundai), soit quelques milliers de plus que le Maroc qui en produit actuellement 400 000 pour la seule et unique marque Renault, qui a imposé des conditions draconiennes aux autorités marocaines.


En effet, Renault a décidé et obtenu qu’aucune autre marque ne soit autorisée à s’implanter au Maroc, ce qui rend problématique le développement du secteur automobile dans ce pays.


Après le flop de 2008 qui a vu la marque au losange rabrouée par le gouvernement Ouyahia alors qu’elle avait choisi d’abord l’Algérie pour implanter son usine, l’Exécutif dirigé aujourd’hui par le même Ouyahia est décidé à rattraper le retard et à combler le déficit provoqué par l’arrêt brutal des licences d’importation de véhicules. 


Dix ans après cet échec le gouvernement Ouyahia, qui a pris entre-temps la mesure de cette monumentale erreur, est sur le pied de guerre pour accompagner le développement de la filière automobile, encore à l’état embryonnaire en Algérie.


L’industrie mécanique et la sous-traitance automobile seront les fers de lance de la politique de l’Exécutif pour donner plus de tonus et de visibilité à un secteur exposé ces dernières années à de terribles dérives.


Un marché qui est de nature à « assurer un niveau d’intégration qui soit satisfaisant », la réduction de la facture des importations, la création d’emplois et l’introduction de la notion d’équilibre et de proportionnalité d’exonération des taxes et impôts et du taux d’intégration. 


Récemment, le ministère du Commerce a ouvert une enquête sur les prix jugés trop élevés et non justifiés des véhicules assemblés par les usines nouvellement érigées en Algérie. 


Les prix dépassaient parfois ceux des véhicules importés de la même marque. L’enquête a ciblé les différentes usines d’assemblage et de montage automobiles créées dans l’objectif de répondre à la demande nationale. Enfin, le nouveau cahier des charges qui a vu le jour, relatif à l’activité de montage automobile en Algérie, a plu aux constructeurs et aux concessionnaires algériens.


Le président de l’Association des constructeurs et concessionnaires automobiles (AC2A) Sefiane Hasnaoui, a exprimé sa satisfaction dans un communiqué : « Ce cahier des charges permettra de stabiliser l’approche industrielle automobile et, comme l’AC2A l’a sans cesse soutenu, donnera la priorité à la densification d’un véritable réseau de sous-traitance accompagné d’un transfert de technologie et d’une politique de formation continue », estime-t-il.


Pour le président de l’AC2A, le nouveau texte permettra également « le soutien au développement industriel de la pièce de rechange et des composants automobiles, et la priorité donnée aux exportations.


Cette orientation forte assurera une implication des PME-PMI afin de sécuriser la pérennité de notre industrie », ajoute Hesnaoui. Par ailleurs, le président de l’Association des constructeurs et concessionnaires automobiles a réitéré la détermination de l’AC2A à poursuivre « son rôle d’appui au développement industriel de notre économie ».


Le cahier des charges relatif aux conditions et aux modalités d’exercice de l’activité de production et de montage de véhicules a ainsi été publié en annexe au décret signé par Ahmed Ouyahia le 28 novembre dernier.


La société de production et de montage s’engage à atteindre un taux d’intégration minimum de 15 % après la troisième année d’activité à compter de la publication du présent cahier des charges, et de 40 % à 60 % après la cinquième année, et à respecter le détail des taux d’intégration progressifs par catégorie, tel que fixé par la réglementation en vigueur. Plus que ces dispositions techniques, le nouveau cahier des charges exige un taux d’intégration important. 


La société de production et de montage s’engage à atteindre un taux d’intégration minimum de 15 % après la troisième année d’activité, à compter de la publication du présent cahier des charges, et de 40 % à 60 % après la cinquième année, et à respecter le détail des taux d’intégration progressifs par catégorie, tel que fixé par la réglementation en vigueur , indique en effet le document publié récemment dans le Journal officiel.


Le même document exige également un certain taux d’employabilité de la main-d’œuvre locale. Cela doit, dans tous les cas, dépasser les 50%.

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