Articles similaires

Nationale

#TITRE

330

L’Algérie manque de laboratoires de contrôle de qualité

14 mai 2018 | 23:01
consommation Zineb.M


A l’approche du mois de ramadhan où les ménages algériens augmentent leurs dépenses, le ministère du Commerce conseille aux consommateurs d’éviter l’achat de produits dont l’origine n’est pas mentionnée.
« La prudence est de mise car l’Etat n’a pas les moyens de contrôler les produits en amont à l’arrivée de la marchandise aux ports », a fait savoir ce lundi le directeur général de l’organisme d’accréditation Algerac, Noureddine Boudissa. « Le dispositif qui permet de donner une assurance des produits n’existe pas. Et même si nous avons aujourd’hui des documents qui accompagnent les produits importés, les données sur la traçabilité et la sécurité des articles ne sont pas vérifiables », a-t-il révélé sur les ondes de la radio Chaîne 3 lors de son passage à l’émission l’Invité de la rédaction. Pour le premier responsable d’Algerac, même la fiabilité des produits locaux, dont on parle très peu, n’est pas garantie et ces produits devraient être soumis aux contrôles sur le plan de la conformité aux normes de qualité et de sécurité. « Tous ce qui touche à la protection de la santé, et de l’environnement et à la sécurité doit être obligatoirement accrédité », a-t-il insisté. L’hôte de la radio recommande des structures de régulation de contrôle et d’essais pour tous les groupes de produits de consommation y compris le produit national.


Pour ce faire, il faut un réseau de laboratoire d’essais multidisciplinaires accrédités par Algerac, qui est lui-même reconnu sur le plan international pour délivrer les documents normatifs. « Si un laboratoire accrédité remet un document sur un produit de large consommation, on aura au moins l’assurance et la certitude que ce produit a fait l’objet d’essais », a-t-il insisté. Outre la certification des produits, Boudissa recommande un travail de terrain pour des contrôles rigoureux. « Il faut dépêcher régulièrement des inspecteurs de la répression des fraudes et les doter de moyens nécessaires leur permettant de sécuriser et de surveiller les marchés et même de prélever des échantillons pour les analyser au niveau des laboratoires ». Il a rappelé que depuis la création d’Algerac en 2005, nombre de laboratoires ont été accrédités, mais « cela reste insuffisant ».


Le directeur général d’Algerac estime que la première victime de cette défaillance en matière de contrôle c’est le citoyen qui ne sait rien de la qualité des aliments qu’il met dans son assiette ni de la fiabilité des équipements électroménagers qu’il utilise pour son confort. Pour protéger le consommateur, Boudissa souligne encore une fois la nécessité de la création de structures plus efficientes, chargées d’assurer un contrôle plus scrupuleux des produits de consommation, qu’ils soient élaborés localement ou importés. Pour les équipements, il propose de renforcer le nombre des inspecteurs spécialisés qui viendront, ajoute-t-il, renforcer ceux chargés de la répression des fraudes travaillant sous l’égide du ministère du Commerce.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

caricature

caricature

SONDAGE

Le Hezbollah libanais est-il un mouvement de résistance ?

Facebook

Twitter