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L’Algérie intéresse les opérateurs américains

1er juillet 2017 | 19:52
Z. M.

Parmi les pays les plus stables, avec d’énormes potentialités de croissance, l’Algérie demeure une destination attractive pour les entreprises américaines, selon le rapport 2017 sur le climat des investissement dans le monde, établi par le département d’Etat américain.

« L’Algérie est un marché lucratif avec un potentiel important pour de nombreuses entreprises américaines », ont estimé les auteurs du rapport, relevant que l’investissement est très porteur dans des secteurs stratégiques comme l’agriculture, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication, la construction automobile, l’énergie et la santé.

« Plusieurs secteurs offrent potentiellement des opportunités considérables de croissance à long terme pour les entreprises américaines », note le rapport qui cite à titre illustratif des représentants du secteur privé américain opérant en Algérie.

« De nombreuses entreprises américaines parviennent à réaliser des bénéfices à deux chiffres », constate le document. Le rapport met en exergue la stabilité de l’Algérie comme facteur d’attractivité pour l’investissement direct étranger (IDE).

Il évoque également le programme de diversification de l’économie mis en place par le gouvernement pour doper la croissance économique, dans un contexte baissier des cours du pétrole, mettant l’accent sur les IDE afin d’accroître l’emploi et la substitution aux importations. Il précise que le nouveau code de l’investissement offre, à ce titre, des exonérations fiscales à long terme, ainsi que d’autres incitations.

Surmonter les barrières linguistiques et la distance géographique 

Les auteurs du rapport relèvent cependant le problème de la langue et de la distance géographique entre les deux pays, en incitant les entreprises américaines à surmonter les barrières linguistiques, la distance et à faire face également à la concurrence des entreprises françaises, turques, chinoises et européennes.

Abordant la règle dite 51/49 régissant l’investissement étranger en Algérie, le rapport du département d’Etat précise qu’à l’opposé des PME, les grandes entreprises américaines « peuvent trouver des façons créatives pour travailler dans le cadre de cette loi ».

Il explique, en se référant aux précisions apportées par le gouvernement algérien sur l’institution de cette mesure, que cette règle vise à empêcher la fuite des capitaux, à protéger les entreprises algériennes, à créer de l’emploi pour les nationaux et à assurer un transfert de technologie.

Le document relève que cette règle, extirpée du code de l’investissement, offre de l’avis de plusieurs investisseurs étrangers une série de mesures adaptées qui permettent à l’actionnaire étranger d’assurer le management.

Les auteurs du rapport ont rappelé que l’investisseur étranger peut, dans certains cas, détenir la majorité du capital d’une entreprise mixte en s’associant avec plusieurs partenaires nationaux. « Il y a peu de lois restreignant l’investissement étranger en Algérie, en dépit du fait que la règle 51/49% fixe l’actionnariat étranger à 49% », concluent-ils.

Le rapport rappelle en outre que l’Algérie a amélioré en 2016 sa position dans le classement Doing business de la Banque mondiale, notamment sur les indicateurs de démarrage d’entreprise, de facilité de raccordement à l’électricité et de l’obtention du permis de construire. Sur le plan financier, le rapport note que les banques en Algérie affichent une solide santé financière malgré la baisse des liquidités.

Les actifs non performants du secteur bancaire avoisinent un taux de 5%, qui représente la norme pour les marchés émergents. Le marché financier, adéquatement réglementé, fonctionne efficacement malgré sa petite taille, précise le rapport qui rappelle l’objectif de l’Algérie d’atteindre une capitalisation boursière de 7,8 milliards de dollars dans les cinq prochaines années.

Le rapport note enfin que la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) a été renforcée par l’application d’une nouvelle réglementation qui a donné plus de pouvoir à cet organe pour lutter contre les transactions financières illicites et le financement du terrorisme.

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