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L’Algérie ferme ses frontières aux trafiquants tunisiens de carburants

14 août 2016 | 19:46
Hocine Adryen

La fermeture a d’abord eu lieu du côté algérien, avant d’être dans les deux sens. Les Tunisiens ne pouvant plus à leur tour, accéder au sol algérien.

Néanmoins la fermeture n’a pas duré longtemps, puisque ce passage frontalier a, à nouveau, rouvert dans l’après-midi d’hier une fois que les protestataires algériens ont quitté les lieux. Il aura fallu une mobilisation sans précédent des Algériens frontaliers de la Tunisie pour que les autorités réagissent.

Et cette mobilisation a coïncidé avec l’information parue le même jour dans la presse nationale de la décision tunisienne d’interdire l’importation de la pomme de terre algérienne.

En effet, les autorités algériennes ont fermé, hier matin, à la circulation des véhicules, le point de passage de Sakiet Sidi Youssef, à la frontière avec la Tunisie.

Plusieurs Tunisiens ont été empêchés de franchir les frontières algériennes à bord de leurs véhicules. Les autorités tunisiennes ont confirmé la décision prise par les autorités algériennes précisant que la taxe de 30 DT est employée seulement sur les véhicules. 

A travers ce geste, les autorités algériennes veulent protester contre la poursuite de l’application d’une taxe d’entrée en Tunisie de 30 DT aux Algériens motorisés.Selon les autorités frontalières tunisiennes, citées par l’agence tunisienne TAP, cette mesure algérienne ne s’applique pas aux piétons, ni non plus à ceux qui ont accédé aux territoires algérien ou tunisien avant ce jour (dimanche).

Les automobilistes tunisiens qui équipent leur véhicule de gros réservoirs sont soupçonnés de s’adonner à un grand trafic de carburants au vu et au sud de tout le monde, et ne sont pas soumis à une quelconque taxe quand ils franchissent le territoire algérien. Et c’est justement cette anomalie qui fait réagir les citoyens algériens, qui se sentent floués par les autorités tunisiennes. Les familles algériennes qui ont des parents habitant de l’autre côté de la frontière sont ainsi doublement pénalisées.

Une ligne de bus,- suspendue depuis 25 ans- qui assurait la navette entre Tébessa et la ville tunisienne la plus proche a été à nouveau rouverte il y a quelques jours, à la grande joie des frontaliers.
Cette escalade dans la tension est montée d’un cran avant-hier lorsque les autorités tunisiennes ont refusé l’entrée dans leur territoire de semi-remorques chargés de pomme de terre algérienne importée par un opérateur économique tunisien.

Ces camions sont actuellement bloqués au poste-frontière de Bouchebka, dans la wilaya de Tébessa. L’importateur avait pourtant finalisé toutes les démarches auprès des services sanitaires algériens.

Les semi-remorques sont bloqués depuis quatre jours.
Le directeur général tunisien de la protection et la prévention des produits agricoles, Tarek Chiboub, a justifié la position des services douaniers tunisiens par la maladie qui affecte la pomme de terre algérienne. Un argument vite démenti par l’importateur Boudebouz, qui affirme détenir un dossier en bonne et due forme concernant la transaction commerciale.

Des certificats de fumigation et de santé pour le produit sont exigés pour tous les transporteurs algériens conformément aux procédures d’importation et d’exportation à l’international. Ces derniers jours, des milliers d’Algériens sont entrés en Tunisie via le poste frontalier de Sakiet Sidi Youssef pour y passer les vacances estivales.

Plus d’un million de touristes algériens sont attendus cette année en Tunisie, qui fait face depuis quelques mois à une grandedésaffection de touristes étrangers après les attentats de Sousse au mois de janvier dernier.

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