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L’Algérie fait le point avec les experts du FMI

12 août 2016 | 19:46
Z. M.

L’Algérie et la Banque mondiale (BM) vont discuter à la fin août des impacts de la baisse des cours du pétrole sur l’économie.

Les autorités financières et les responsables de la BM vont échanger leurs analyses sur le dernier rapport relatif à l’économie algérienne qui a été publié dans le bulletin trimestriel d’information économique de la région Mena, précise cette institution financière internationale à l’APS.

Les discussions, qui vont se tenir en vidéoconférence et auxquelles prendra part l’économiste en chef de la BM pour la région Mena, Shanta Devarajan, sont probablement prévues pour le 29 août, selon la même source.

La conférence s’inscrit dans le cadre des travaux analytiques que la Banque mondiale réalise et partage avec ses pays membres. Dans cette analyse publiée fin juillet, la Banque mondiale a souligné que la faiblesse des cours du pétrole a poussé l’Algérie à prendre une série de mesures correctives destinées à réduire les dépenses, augmenter les recettes et ajuster les tarifs de l’énergie.

La même source a précisé qu’il s’agit d’une analyse contenue dans le bulletin trimestriel d’information économique de la région Mena et non pas d’un rapport dédié à l’Algérie. La rédaction et la validation d’un rapport sur un pays membre se fait en concertation avec ses autorités financières. La faiblesse des cours du pétrole qui semble s’installer dans la durée a entraîné des changements dans les économies des pays pétroliers de la région Mena, relève la BM dans cette étude.

Ces pays sont confrontés à un recul des recettes pétrolières dans un contexte d’endettement et de déficit budgétaires croissants. La Libye et l’Irak, lourdement impactés par la chute des cours pétroliers, doivent, en outre, faire face aux conséquences dévastatrices de la guerre civile. 

L’Algérie a quant à elle réussi à absorber le choc pétrolier grâce aux volant de sécurité en place, sous forme d’épargne budgétaire, de réserves de changes et un faible niveau d’endettement, a fait constaté mercredi Jean François Dauphin, le chef de mission du FMI pour l’Algérie.

M. Dauphin a estimé dans un entretien accordé au blog du FMI que l’Algérie avait une occasion exceptionnelle pour passer à une croissance durable et réduire sa dépendance des hydrocarbures.

Mais pour faire face à la baisse des cours du pétrole qui s’inscrit dans la durée, le chef de mission du FMI a suggéré aux autorités l’amélioration du climat des affaires à travers l’allégement des lourdeurs bureaucratiques, la transparence, la concurrence, l’amélioration de l’accès au financement et au développement des marchés de capitaux, l’ouverture de l’économie aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers ainsi que l’amélioration du fonctionnement du marché du travail en assurant les qualifications et les compétences par les systèmes d’enseignement général et professionnel. 

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