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L’Algérie devrait augmenter sa demande pour le traitement des cancers

18 mai 2016 | 20:24
Z. M.

L’Algérie connaît une transition épidémiologique marquée par une augmentation de la prévalence des maladies non transmissibles dont le cancer.

Cela entraîne une augmentation de la consommation de médicaments liée à ces maladies lourdes, selon Hamouche Hafed, directeur de la pharmacie au ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière (MSPRH). « Avec la politique de dépistage primaire de certaines maladies non transmissibles dont le cancer, la consommation de certains médicaments, tels les anticancéreux, est appelée à augmenter davantage.

D’où la nécessité pour l’Algérie de focaliser sur la production de ces produits pour les substituer aux importations », a-t-il recommandé lors d’un débat sur le marché des médicaments en Algérie organisé mardi par le FCE. Cela dit, le docteur Hafed admet que la dépense nationale de santé n’est pas importante comparativement aux pays de l’OCDE.

« Cette dépense est estimée à moins de 400 dollars par habitant et par an, contre 6 à 10 fois plus dans les pays de l’OCDE, a-t-il argué en se référant au statistiques de l’OMS. « La part du médicament est quant à elle estimée à 80 dollars par habitant et par an en Algérie, contre plus de 716 euros aux USA, 461 euros en France et 230 euros au Danemark », a-t-il encore poursuivi. 

Dans la perspective d’améliorer l’accessibilité des citoyens aux produits pharmaceutiques, et par la même, de diminuer la facture d’importation des médicaments, ce responsable a évoqué la perspective des pouvoirs publics à promouvoir l’industrie pharmaceutique nationale, notamment à travers l’augmentation du nombre de décisions d’enregistrement émises à la fabrication locale. Il a cité, à titre d’exemple, l’enregistrement d’un produit innovant à l’échelle internationale, relatif à un traitement révolutionnaire de l’hépatite C.

« L’enregistrement à la fabrication locale de ce médicament, qui est le fruit de la recherche et développement menés par un laboratoire fabricant national, a été mené en un délai très court », s’est-il félicité. Outre la production locale, le premier responsable de la pharmacie du MSPRH a cité l’encouragement de la production destinée au marché extérieur. Il a cité à ce propos la délivrance de près de 240 certificats de produit pharmaceutiques, document requis pour l’exportation de produits pharmaceutiques, renforçant ainsi les exportations hors hydrocarbures.

En termes de maîtrise des dépenses, le docteur Hafed a évoqué l’élargissement, en 2015, de la liste des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux destinés à la médecine humaine de 117 produits fabriqués en Algérie et interdits à l’importation. Cette démarche confirme, selon lui, l’engagement des pouvoirs publics à substituer progressivement l’importation par la fabrication locale.

Dans la perspective de maîtriser les prix et la facture des produits pharmaceutiques, ce même responsable a noté que l’effort de révision des prix entamé en 2014 et poursuivi en 2015 a porté ses fruits, dans la mesure où la facture globale des produits pharmaceutiques a réalisé, pour la première fois, une baisse de près de 7%, et ce, malgré les facteurs objectifs qui tendent à la faire augmenter d’année en année, telless l’introduction de molécules innovantes, la hausse des pathologies non transmissibles, et autres relevant du plan cancer.

« Cet effort de révision des prix a concerné une liste de plus de 900 médicaments », a-t-il annoncé, en rappelant que la facture d’importation des médicaments et des produits pharmaceutiques s’est établie à 1,32 milliard d’euros en 2015 alors que le marché national du médicament dépasse 3 milliards d’euros. 

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