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L’Algérie certifie ses aliments « halal »

10 août 2016 | 19:20
Z. M.

Le gouvernement est en phase de finaliser un texte réglementaire pour la certification des produits alimentaires halal exportables vers l’étranger, notamment la France où le business halal représente plus de 5,5 milliards d’euros en raison de la forte concentration de communautés de confession musulmane dans ce pays.

Ce nouvel arrêté interministériel, en cours de validation et devant fixer les conditions d’apposition de la mention « halal » sur les produits alimentaires exportables, est en cours de validation au niveau du gouvernement, selon l’APS qui cite une source du ministère du Commerce.

L’Algérie se dote, à travers cette mesure, d’un certificat officiel reconnu à l’international et répond ainsi aux exigences de ses clients étrangers, a expliqué la même source.

« Ce texte prévoit notamment la mise en place d’un organisme public chargé de la certification des produits halal et l’installation d’un comité national pour le suivi du processus de certification et de l’apposition de la mention halal sur des produits qui seront définis par ce comité », a-t-on détaillé. L’arrêté a été élaboré par cinq départements ministériels.

Il s’agit des ministères chargés du Commerce, de l’Agriculture, de l’Industrie, des Affaires religieuses et de la Santé.
Le texte en question organisera, sur les plans réglementaire, organisationnel et logistique, la certification des produits alimentaires concernés par les dispositions du règlement technique algérien sur les produits halal.

L’opération de certification de cette mention, rendue obligatoire par les dispositions du décret 13/378 relatif à l’information du consommateur, sera encadrée par l’Institut algérien de normalisation (IANOR).

« Une fois cet arrêté interministériel validé et publié au Journal officiel, l’Algérie disposera officiellement d’un organisme chargé de la certification des produits halal », a-t-on assuré.

Par ailleurs, l’Algérie exigera une reconnaissance mutuelle des produits halal par les organismes similaires étrangers. « Nous allons exiger qu’il y ait une reconnaissance mutuelle de ces organismes.

C’est-à-dire que si nous reconnaissons un organisme de certification d’un pays, ce dernier doit également reconnaître son homologue algérien », a-t-on souligné. L’arrêté prévoit également la mise en place d’un comité national chargé du suivi du processus de certification et surtout de l’apposition de la mention « halal » sur les produits qui seront définis par une liste.

Il s’agira de mettre une marque collective unique, avec un design et une charte graphique développée, déposée et protégée au niveau de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INAPI).

Le règlement technique définissant les exigences réglementaires auxquelles doivent répondre les denrées alimentaires « Halal » est entré en vigueur en vertu d’un arrêté interministériel d’avril 2014, dans le sillage du décret de novembre 2013 relatif à l’information du consommateur.

Il a pour objectif de maîtriser et de renforcer le contrôle des denrées alimentaires « halal » et de satisfaire l’attente légitime du consommateur musulman quant à l’origine des denrées alimentaires mises en vente et leurs ingrédients.

L’Algérie tarde à exploiter ce marché très prolifique

A travers ce décret, l’Algérie espère pénétrer le marché halal qui représente environ 150 milliards de dollars en Afrique et 2 300 milliards à l’échelle mondiale, selon les chiffres publiés par Financial Afrik.

Outre les produits alimentaires halal, dont les viandes et les produits dérivés, les produits de la pêche, les boissons non alcoolisées, le marché halal comprend également le tourisme, l’artisanat et même les produits cosmétiques et pharmaceutiques. De ce fait, certains spécialistes considèrent que le commerce halal est une aubaine pour les pays africains qui cherchent à diversifier leur économie et à accélérer leur croissance.

Pour redynamiser ce marché en Afrique, des pays comme le Sénégal se sont concertés avec le Centre islamique pour le développement du commerce (CIDC) et la Fédération des chambres de commerce des pays du Golfe (FCCG). Ce pays a même organisé le premier Salon international du business musulman à Dakar en mars dernier.

Concernant les pays du Maghreb, nos voisins marocains et tunisiens, qui ont déjà leur label, sont très offensifs sur le marché européen, notamment en France où l’islam représente la deuxième religion.

Quant à l’Algérie, qui se dote de son propre label, elle pourrait s’imposer sur ce marché potentiel vu ses richesses agricoles, notamment ses dattes, ses fruits et légumes bio en plus des produits agroalimentaires tels le couscous, les jus et les boissons gazeuses dont la fameuse Hamoud Boualem, une limonade qui date de 1889, bien avant la marque américaine Coca Cola.

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