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Migrants clandestins:L’Algérie affiche un niet catégorique

17 décembre 2018 | 19:55


Malgré les fortes pressions européennes, l’Algérie campe toujours sur ses positions et refuse d’accepter l’installation de centres de rétention de migrants clandestins sur son territoire.


La position algérienne sur la mise en place de centres de rétention de migrants clandestins est connue, a affirmé ce lundi le coordinateur du Centre opérationnel des migrations au ministère de l’Intérieur, Hassan Kacimi.


S’exprimant sur les ondes de la Chaîne 3 de la radio nationale, M. Kacimi estime que cette question doit être réglée « autrement et non en la déplaçant ailleurs », faisant allusion aux appels pressant de pays européens à l’Algérie d’accepter l’ouverture de « plates-formes migratoires » de rétention, qu’il identifie à des « marchés aux esclaves où l’on prend les meilleurs ». Il observe, par ailleurs, que la politique de « migration choisie », adoptée par ces pays, est une démarche qui ne contribue en rien à solutionner cette épineuse question. En effet, le flux de migrants sur le Continent africain est un phénomène qui a tendance à prendre de l’ampleur, notamment vers l’Algérie où, comparativement à l’année 2017, sa pression, même si elle est moins importante, n’en continue pas moins de perdurer.


Le représentant du ministère de l’Intérieur relève que si les pays européens sont légitimement préoccupés par ce problème, il en va de même pour Alger qui, dit-il, tente de le prendre en charge et de le réguler. Il estime que concilier les aspects humanitaires et sécuritaires du flux migratoire s’avère une problématique « difficile à mettre en œuvre », assurant que les autorités algériennes tentent, malgré tout, de les appréhender au mieux. Concernant l’accueil et la protection des populations de migrants, Hassan Kacimi signale que l’Algérie a, de tout temps, inscrit son action dans le respect des conventions internationales relève cependant que sur ce dossier, il n’existe pas de consensus entre les nations qui sont confrontées à ce problème. S’agissant du flux migratoire auquel fait face le pays, il note que celui-ci est en train d’évoluer différemment par rapport au passé.


Alors qu’en Europe, dit-il, les voies migratoires sont en train de se fermer, il en va autrement pour ce qui concerne le continent où, signale-t-il, le nombre de migrants est en train d’augmenter en direction de l’Afrique du Nord, particulièrement vers l’Algérie, à partir du Mali, du Niger, Tchad ou du Soudan. Notant que la population des cinq pays du Sahel est constituée de 80 millions d’habitants et que dans 30 ans elle va pratiquement doubler, « qu’en sera-t-il alors, s’il n’y existe pas d’assises économiques pour répondre à ses besoins », s’inquiète-t-il. Selon lui, nul doute que « nous allons assister à une migration qui va se diriger vers le Maghreb, l’Algérie, puis l’Europe », des enjeux auxquels, selon lui, il ne pourrait être fait face qu’à travers une démarche réfléchie au niveau mondial.

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