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L’Afrique attise les convoitises… africaines

19 juillet 2016 | 19:58
Amine B.

Le retour de certains pays africains sur la scène internationale et l’essor qu’ils ont connu ces cinq dernières années a, semble-t-il, fait réagir la quasi-totalité des pays du continent après avoir longtemps tourné le dos à ce concert des Nations.

Si la Libye post-Kadhafi, confrontée à de sérieux problèmes d’unité et pas encore en mesure de reprendre le flambeau du défunt guide, a été représentée par le vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale, l’Egypte de Sissi ou encore le Maroc ne veulent plus rester à l’écart de la moindre réunion où pourrait se décider le sort des républiques et des monarchies africaines.

Si le maréchal s’est empressé de prendre part à la rencontre de Kigali où s’est tenu le 27e sommet des chefs d’Etat et de gouvernement africains, le monarque n’a guère caché son souhait de « retrouver sa place au sein de sa famille institutionnelle ».

Le président en exercice de l’UA, le président tchadien Idriss Déby Itno, a reçu des mains du président de la Chambre des représentants un message du roi Mohammed VI pour le retour du Maroc au sein de l’UA. Le Président Déby n’a pas indiqué quand et dans quel cadre le retour du Maroc pourrait intervenir.

Ceci, et même si les plus importantes tensions sociales, ethniques et économiques, en sus du dernier colonialisme encore en vigueur dans le monde, entachent encore les terres africaines, il n’est pas écarté que le continent soit appelé à jouer dans les cinquante prochaines années un rôle essentiel dans les mutations que connaîtra le monde.

Et c’est dans ce contexte que figure justement la question des défis liés à ce qui a été désigné par « agenda 2063 » devant orienter le continent sur « les moyens de s’enrichir effectivement des leçons du passé, de consolider les progrès en cours et d’exploiter stratégiquement toutes les possibilités qui s’offrent à court et à moyen termes, pour assurer une transformation socioéconomique positive du continent dans les cinquante années à venir », à en croire l’agenda de l’Union africaine.

L’insécurité, principal enjeu

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la croissance économique qu’a connue ces dernières années le continent n’a pas pour autant fait baisser les tensions. Et parfois c’est le contraire qui s’est produit dans certaines régions à l’image du Soudan ou encore du Sahel.

Après avoir fait les Unes de la quasi-totalité de la presse internationale durant trois décennies en raison des famines et autres purifications ethniques, les Etats africains, appelés à contribuer de manière efficiente à leur propre essor économique et même à booster les économies occidentales confrontées à de véritables crises de marchés, restent confrontés à de sérieux problèmes sécuritaires.

L’Afrique est en effet plus que jamais au cœur du risque terroriste qui est en train de « métastaser » les pays du Sahel où des groupes extrémistes sont en train de se ramifier à travers ce vaste territoire multiethnique. Les groupuscules terroristes poursuivent la diffusion de leurs ondes négatives, notamment au niveau du Niger, véritable maillon faible dans la région.

Des crises que les chefs d’Etat et de gouvernement africains ont eu à discuter dimanche et lundi dans la capitale rwandaise Kigali, qui leur ont permis surtout de débattre de cinq principaux axes. La protection des femmes et le droit des minorités, la succession à la tête de la commission africaine de Nkosazana Zuma, la lutte contre le terrorisme, la crise burundaise et la mise en place d’un passeport africain ont, en effet, été les principaux sujets épluchés par les dirigeants du continent dans le cadre du 27e sommet de l’Union africaine.

Se tenant sous le thème « 2016, année de protection des droits de l’homme, avec un accent particulier sur les droits des femmes », les dirigeants présents à la rencontre ont été sollicités pour la création d’un Fonds africain pour le développement de la jeunesse.

Le Fonds aura pour objectif de financer, en termes de microcrédits, les initiatives des jeunes Africains, notamment ceux issus des milieux ruraux évoluant dans les secteurs agricole et des nouvelles technologies, a indiqué la présidente de l’Union panafricaine de la jeunesse, Francine Muyumba Furaha, lors du sommet.

Cette initiative avait été adoptée récemment à Addis-Abeba par le comité technique spécialisé de l’UA sur la jeunesse, la culture et les sports. « Nous sollicitons d’avance votre soutien pour sa réalisation d’ici 2017, l’année que l’UA dédie à sa jeunesse sous le thème Investir dans la jeunesse comme dividende démographique », a-t-elle dit à l’adresse des dirigeants africains.

Dans ce sillage, l’Algérie prévoit d’accueillir au mois de décembre prochain à Alger des jeunes Africains pour prendre part au forum sur les investissements en Afrique où les jeunes « Blacks » auront l’occasion de rencontrer des hommes et des femmes d’affaires.

Notant enfin que l’Union africaine, dans le cadre de la décennie sur les droits de l’homme en particulier les droits de la femme, a décerné un prix exceptionnel, « Le Prix des Prix », en reconnaissance des efforts fournis par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour la promotion du rôle de la femme dans la société.

Ce prix, créé exceptionnellement à cette occasion, a été remis par la présidente de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, au Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de la cérémonie de clôture de la 27e session de la Conférence ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA.

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