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Aucune preuve sur l’implication de la Russie

L’Affaire Skripal ou l’acharnement occidental contre Moscou

28 mars 2018 | 01:56


L’acharnement des pays occidentaux contre la Russie est allé crescendo. Les Etats-Unis et la Royaume-Uni, fers de lance de la campagne anti-russe, suivis par des pays alliés à cette posture, ont décidé de faire monter d’un cran la tension avec Moscou.


Plusieurs diplomates de l’ex-puissance soviétique ont été expulsés en guise de représailles sur ce qui est baptisée l’affaire Skripal où « le mensonge de trop », selon Moscou. Une décision, prise sans que les enquêteurs de l’OIAC (l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) n’aboutissent à une conclusion qui incrimine la Russie. Il s’agit alors pour les Occidentaux de mettre d’imposer leur diktat en dehors de tout processus légale ou reconnue par la communauté internationale. La Russie est depuis 2014 la cible des sanctions américano-européennes avec en toile de fond des intérêts géostratégiques qui se jouent en Ukraine et en Russie notamment. Le président Vladmir Poutine a tiré à boulets rouges contre les « puissances hégémoniques qui menacent la paix dans le monde » lors de son discours du 1er mars dernier.
L’affaire Skripal n’est autre qu’un épisode dans le long feuilleton d’hostilités, érigé en sacerdoce, par les Occidentaux contre la seule force qui contrarie leur dessein hégémonique. Pour la Russie, l’affaire Skripal a servi de tremplin pour propager une « campagne mensongère et d’accusations diffamatoires qui ne reposent sur aucune preuve tangible ». Les expulsions de diplomates dans plusieurs capitales ne resteront pas sans réaction russe.


« un cadeau-surprise »
Le ministère russe des Affaires étrangères réserve « un cadeau-surprise » à Londres et à tous ceux qui osent comparer la Russie au Troisième Reich suite l’affaire de l’ex-agent double Skripal, victime d’un mystérieux empoisonnement.
C’est ce qu’a révélé mardi la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova. 
Maria Zakharova porte-parole des affaires étrangères russes


La Russie offrira jeudi 29 mars un « cadeau historique » au Royaume-Uni en réponse à la « provocation colossale » de Londres qui accuse gratuitement Moscou d’être impliqué dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double Skripal. « Attendons jeudi, je vous promets de dévoiler un cadeau historique lors d’un point presse. Le cadeau est destiné à Boris Johnson et à tout le monde. J’espère que nous aurons le temps de préparer tous les documents. Nous avons une surprise pour tous ceux qui osent faire l’amalgame entre la Russie et le Troisième Reich. Nous avons une bonne réponse et un cadeau. C’est une surprise », a précisé, à la presse, Mme Zarkhova.
Les autorités russes ont accusé le gouvernement britannique de « désinformation » dans l’affaire de l’empoisonnement de l’ex-agent double Serguei Skripal, le 5 mars dernier dans la localité de Salisbury. Pour la Russie, Londres a lancé une « campagne mensongère et d’accusations diffamatoires qui ne reposent sur aucune preuve tangible ». Sergueï Skripal, un ancien colonel des services de renseignement militaires russes, ainsi que sa fille ont été retrouvés inconscients le 4 mars 2018 aux abords d’un centre commercial de Salisbury, au Royaume-Uni. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d’être derrière l’empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves tangibles pour appuyer ses allégations, avant d’expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.
Moscou avait dénoncé une « provocation » à la suite de cette action coordonnée. « La Russie regrette la décision de plusieurs pays occidentaux d’expulser des dizaines de diplomates russes et elle ripostera en appliquant un principe de réciprocité » avait déclaré le porte-parole du Kremlin. Le ministère des Affaires étrangères russe a précisé que « le geste provocateur de prétendue solidarité avec Londres de ces pays témoigne de la poursuite d’une ligne de confrontation visant à aggraver la situation ». Et d’assurer qu’ils allaient « forcément y répondre ». Les pays ayant opté pour l’expulsion de diplomates russes « se sont laissés guider par Londres sans se donner la peine de comprendre (...) ce qui s’est passé », a estimé la diplomatie russe, dénonçant une nouvelle fois des « accusations gratuites » à l’encontre de Moscou. « Il va sans dire que cette mesure inamicale de ce groupe de pays ne restera pas sans conséquences et que nous allons forcément y répondre », a souligné le ministère, ajoutant que les modalités de cette riposte seront déterminées par le président russe, Vladimir Poutine.


Donald Trump et Therasa May main dans la main contre Moscou


Lundi dernier, dans un geste d’escalade de la tension avec Moscou, 14 pays de l’Union européenne ont décidé d’expulser plus d’une centaine de diplomates russes. Aux États-Unis, des sources gouvernementales ont indiqué que Donald Trump avait ordonné l’expulsion de 60 Russes et la fermeture du consulat de Russie à Seattle.
L’Autriche a toutefois annoncé qu’elle n’expulsera pas de diplomates, dans un souci de « neutralité », précisant sa volonté de laisser une possibilité de dialogue avec le Kremlin.
En dépit de la situation « extrêmement malsaine provoquée par les autorités britanniques autour de l’+affaire Skripal+, » les autorités russes ont réaffirmé leur disposition à une coopération transparente et constructive avec le Royaume-Uni conformément aux dispositions légales prévues par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (CIAC), ainsi que tous les accords internationaux qui peuvent s’appliquer à lever le voile s’agissant l’enquête sur l’incident de Salisbury.
Il convient de rappeler que le Kremlin a dénoncé les conclusions hâtives formulées par Londres avant même que l’enquête sur cette affaire ne soit entamée.
« Les premières accusations à l’encontre de Moscou ont été lancées bien avant les conclusions de l’enquête, alors que l’analyse de la substance toxique utilisée contre l’ex-agent double Sergueï Skripal prendra aux experts de l’OIAC (l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques) pas moins de trois semaines », avait indiqué Dmitri Peskov, porte-parole du Kremlin.
Des lors, Moscou n’exclut pas que « l’affaire Skripal » n’est autre qu’une mise en scène fomentée outre Atlantique. 

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