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L’ARAV dénonce des pratiques malsaines

9 août 2016 | 20:12
Hocine Adryen

Il était temps que les membres de l’ARAV mettent un peu d’ordre dans l’affaire de la fillette Nihal retrouvée morte et où tous les coups étaient permis.

L’Autorité de régulation de l’Audiovisuel (ARAV) installée officiellement le 20 juin dernier par le Premier ministre Abdelmalek Sellal, a réagi hier aux débordements sans précédent de certaines chaînes de TV privées dans l’affaire de l’assassinat de la petite Nihal.

Elle est enfin sortie de son mutisme, un peu moins d’un mois après l’enlèvement et l’assassinat de la petite Nihal, qui a tenu en haleine la population via certaines chaînes privées qui en ont fait des sujets d’ouverture et de commentaires dépassant parfois le cadre de l’éthique et de la déontologie. La sortie de l’ARAV est venue pour dénoncer justement le traitement médiatique réservé à cette affaire, plus particulièrement le rôle néfaste joué par certaines chaînes de télévision privées.

« Malheureusement, certaines chaînes sont allées au-delà du droit d’informer en diffusant des informations approximatives ou erronées, causant ainsi un lourd préjudice aux familles déjà très douloureusement affectées » dit-elle dans un communiqué rendu public hier via l’APS. Certaines chaînes de télévision ont même poussé plus loin le bouchon en allant jusqu’à interviewer des enfants.

Le traitement médiatique, à la limite de l’amateurisme, de cette affaire, a mis à nu les défaillances de ces chaînes privées qui n’ont pas, hélas, respecté leur mission de service public et sa dimension pédagogique que leur conférait leur statut de télés.
Dérapages.

Le mot est lâché et s’applique généralement à toutes les chaînes de TV qui s’appuient sur l’interactivité pour booster leur audimat. Car, à trop compter sur l’improvisation, l’approximation prend très vite le dessus. Or le règlement, la morale et même le droit interdit ce genre de pratiques audiovisuelles.

Ont-elles franchi la ligne rouge ? Assurément l’ARAV est aujourd’hui confrontée à sa première épreuve cruciale. Comment va-t-elle se comporter ?

Comment fera-t-elle face aux incessants dérapages télévisions privées ? C’est au pied du mur qu’on voit le maçon, dit un adage populaire. Selon la loi en vigueur, l’Autorité de régulation « doit veiller au respect de la dignité humaine et à la protection de l’enfant et de l’adolescent ».

Peut-on pour autant s’attendre à de sévères rappels à l’ordre et même à des sanctions ? Même si les avertissements verbaux que l’ARAV donnait sont utiles pour maintenir une certaine organisation et éviter ainsi l’anarchie, ils pouvaient être refusés par les responsables des chaînes comme ce fut le cas d’une chaîne privée, qui a précisé qu’elle (l’ARAV) ne pouvait en aucun cas se substituer à la justice. 

L’ARAV a simplement appelé l’ensemble des médias audiovisuels à faire preuve d’une « vigilance extrême » dans la diffusion de commentaires et de faits en rapport avec l’affaire de l’assassinat de la jeune Nihal Si Mohand, laquelle relève encore de l’enquête judiciaire. « Suite à l’ignoble assassinat dont a été victime la jeune Nihal Si Mohand, l’opinion publique a été, à juste titre, révulsée par cet acte horrible.

Et c’est également, à juste titre, que la presse nationale, en particulier les médias audiovisuels, se sont saisis de l’événement », ajoute l’ARAV, soulignant que malheureusement, certaines chaînes sont allées au-delà du droit d’informer en diffusant des informations approximatives ou erronées sans en mesurer les conséquences et en lésant ainsi les familles concernées.

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