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Khelil prédit un accord entre gros producteurs à Alger

17 août 2016 | 20:08
H. Rabah

L’ancien ministre de l’Energie, Chakib Khelil, prédit un prochain rééquilibrage du marché pétrolier mondial en 2017.

Lors d’une interview à Bloomberg à partir de Washington, la capitale américaine, l’ancien président de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) se dit même optimiste quant à un « éventuel » accord entre les gros producteurs de pétrole, lors de la rencontre à Alger du Forum international de l’énergie prévue du 26 au 28 septembre prochain.

Selon l’analyse de l’ancien ministre, les principaux producteurs mondiaux ont atteint leur niveau d’extraction maximale et ne peuvent espérer ou acquérir de nouvelles parts de marché.

Ces pays, comme la Russie et l’Arabie Saoudite (plus de 10 millions de barils/jour chacun), en plus des autres monarchies du Golfe, de l’Iran et de l’Irak, semblent être satisfaits du léger rebond actuel et montrent ainsi des signes favorables à un soutien des cours du baril.

Pour Khelil, la situation actuelle est propice à la signature d’un accord au sein de l’OPEP, non pas d’un gel de la production, mais de la réduction. Or, les consultations se multiplient actuellement entre les membres du cartel et avec des pays non affiliés à l’OPEP pour aboutir à une entente et un accord sur les cours et, surtout, à une fourchette de prix favorables et satisfaisants pour les petits et grands producteurs.

D’ailleurs, tout le monde s’attend à ce que le Forum international de l’énergie que l’Algérie organise fin septembre soit un événement propice à cet accord, en dépit des craintes d’un autre « flop » comme celui de l’accord de Doha sur le gel de la production, qui n’a pas été respecté ni par les Russes ni par les Saoudiens.

Pour Khelil, ex-président de l’OPEP, la stratégie saoudienne d’inonder le marché pour « casser » les producteurs américains du pétrole de schiste a atteint ses limites.

Il estime que les pays producteurs ne peuvent plus produire beaucoup plus et sont donc incapables d’arracher plus de parts de marché. Ces pays « n’ont plus besoin de sacrifices, de souffrance, de la dévaluation de la monnaie, des problèmes budgétaires, etc. », indique-t-il au média Bloomberg.

Ces analyses favorables, aussi bien de Khelil que des autres consultants et experts internationaux, se font écho des récentes déclarations de bonne volonté et d’intention de la part du ministre saoudien du Pétrole, de son homologue russe, ainsi que des principaux investisseurs dans le secteur énergétique en amont et en aval.

Partout on dénote une bonne disponibilité pour la mise en place de mesures stabilisant le marché (qui souffre d’un surplus de trois millions de barils/jour) et, surtout, un raffermissement des cours autour d’une bonne fourchette acceptable. Jusqu’à présent, les cours du baril ont bondi fortement et se maintiennent autour les 49 dollars le baril pour le brent.

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