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Kaouane rassure : Le soutien de l’Etat à la presse n’est pas suspendu

24 décembre 2017 | 21:07
S.T.

Le ministre de la Communication, Djamel Kaouane, a assuré, hier, à Oran que le soutien de l’Etat à la presse « n’est pas suspendu », mais ne « sera plus comme avant ».

Invité au Forum du quotidien Ouest Tribune, le ministre a indiqué que le soutien de l’Etat à la presse « n’est pas suspendu mais ne sera plus comme avant et ce, en raison de la crise économique qui a touché le pays et les différents secteurs. »

Le soutien de l’Etat à la presse « ne sera pas suspendu. C’est le cas également pour la publicité publique dont a toujours bénéficié la presse », a indiqué Djamel Kaouane, ajoutant que sans ce soutien permanent de l’Etat de nombreux journaux auraient cessé de paraître.

« Nous ne faisons aucune distinction entre presse publique et presse privée. Les pouvoirs publics ont soutenu la presse ainsi que la création de titres privés.

Cette dernière a vu le jour dans les années 1990 grâce à la contribution et à l’aide de l’Etat qui a octroyé de nombreux avantages comme les exonérations fiscales et parafiscales, l’attribution de locaux, le versement d’avances salariales et l’octroi d’espaces publicitaires », a rappelé, dans ce contexte, le ministre.

Il a également signalé l’existence d’un fonds de soutien à la presse en cours de constitution, « mais, il n’est qu’un outil de soutien », a-t-il ajouté, soulignant que le responsable de la gestion d’un journal est son propriétaire ainsi que le personnel. « L’Etat ne peut être considéré responsable de l’essor ou de l’échec et de la fermeture d’un journal ».

Djamel Kaouane a également rappelé que le soutien à l’impression n’a pas changé depuis les années 90 du siècle dernier. C’est un soutien indirect à la presse.

Par ailleurs, le ministre a appelé les journalistes et les responsables des journaux à développer la performance des médias afin d’augmenter leurs lectorats et attirer davantage d’annonceurs.

Dans le même contexte, il a invité les propriétaires de journaux à octroyer aux journalistes un salaire respectable car, « il ne peut y avoir de dignité de la presse sans la dignité du journaliste », a-t-il estimé.

En réponse à une question sur la formule partenariat entre les secteurs public et privé et ses éventuelles mises en œuvre dans le secteur de la communication, le ministre a expliqué que cette formule concerne uniquement les entreprises économiques.

S’agissant de l’installation de l’autorité de régulation de la presse écrite, le ministre de la communication a déclaré que l’important ne réside pas dans la date d’installation de cet organe mais dans son étude globale conformément à la loi et dans le processus devant le régir. « Nous œuvrons, dans ce sens, pour garantir l’installation de cet organe dans les brefs délais », a-t-il ajouté.

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