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10e Festival national de musique diwan

Jeunes talents en progression

9 septembre 2016 | 19:30
R. C.

Après sa clôture dans la soirée du mardi 6 septembre, la dixième édition du Festival national de musique diwan retiendra l’émergence d’un grand nombre de jeunes talents, se produisant devant un public toujours aussi fidèle à cette manifestation malgré plusieurs chamboulements dans son organisation.

En compétition ou en off, plusieurs jeunes troupes – certaines sont créées spécialement pour cet unique événement musical – on fait preuve d’une grande maîtrise musicale dans différents styles.

Jil Diwan El Kandoussi (troupe de Kenadsa, première lauréate à la compétition), Houda Diwan de Tlemcen et Diwan Essarab (3e place au concours) de Tindouf ont démontré une grande assiduité dans la préparation de leurs passages, malgré une moyenne d’âge ne dépassant pas 25 ans pour certaines.

Trois écoles de formation reconnues se sont affrontées cette année, par disciples interposés, à savoir l’école de Kenadsa qui a déjà présenté d’autres troupes primées, celle de maâlem Houari d’Oran qui a produit deux troupes différentes cette année et celle de maâlem Ismail de Tindouf qui a lui-même introduit le diwan dans cette région où le rituel n’a jamais existé.

Initialement programmée au mois de mai dernier, cette édition sera reportée pour ce mois de septembre, son lieu de déroulement sera changé vers le stade du 18-Février et sa durée sera réduite à cinq jours au lieu de la semaine habituelle. Les organisateurs ont alors exprimé leur « crainte de voir le public se désintéresser « de cette manifestation inaugurée à la veille de la rentrée scolaire.

Les familles et la jeunesse de Béchar ont toutefois fait le déplacement, en grand nombre, à chaque soirée de cette édition et ont occupé le stade jusqu’à des heures très tardives. Nombre de spectateurs ont cependant regretté la « courte durée » du festival et sa programmation « moins riche que celle des précédentes éditions « qui ont vu se produire des maâlem étrangers et des groupes algériens parmi les plus en vue, rapporte l’Agence presse service d’Algérie.

D’autres spectateurs ont, eux, salué la délocalisation de l’événement vers le stade olympique du 18-Février qui offre « de bien meilleures conditions d’accueil et de sonorisation ». Parallèlement aux spectacles, le festival est également un espace de réflexion sur le diwan et son devenir ainsi que sur l’organisation même du festival, avec la participation de quatre universitaires qui ont discuté des possibilités d’exploiter la musique dans un projet de relance touristique.

Cette édition sera également l’occasion de lancer des pistes de réflexion sérieuses sur les procédures de classement du diwan au patrimoine culturel immatériel national avec la création annoncée d’une association fédératrice des détenteurs de ce legs et la valorisation de ce dernier par l’élaboration en cours de publications scientifiques, le soutien la tenu de wâadat (fêtes traditionnelles) au niveau local, a expliqué le commissaire du festival Hamdani Ammari.

Cette future organisation devra initier des événements artistiques et scientifiques autour du diwan, chercher des financements et des sponsors et surtout collaborer avec les équipes de chercheurs spécialisés. La compétition de ce festival sert aussi à la mise en valeur et la collecte des textes rares.

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