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Institut français d’Alger : Les Hurlements d’Léo fêtent la musique

22 juin 2019 | 18:43
Propos recueillis par Amel Saïdi


L’Institut français d’Alger a célébré la musique cette année au sein de son jardin, en cette soirée du 20 juin, en présence de quelques officiels en tenue décontractée et de centaines de jeunes.


Pour cette édition 2019 de la fête de la musique, l’institut a partagé cette tradition culturelle avec les amoureux de rock, en invitant le groupe les Hurlements d’Léo, en tournée en Algérie depuis le 17 juin.
Les Hurlements d’Léo (HDL) est un groupe de rock français, originaire de Bordeaux, jouant un genre qu’ils définissent eux-mêmes en plaisantant comme java-chanson-punk-caravaning.
En effet, le groupe de rock girondin a électrisé l’assistance. La foule dansait sur des rythmes effrénés. Les musiciens ont offert de magnifiques moments d’ambiance et de joie à leurs fans venus nombreux assister à ce concert. Alternant des titres rythmés et d’autres à cadence raisonnable grâce au croisement judicieux des sons de guitare, de basse et de percussions avec les tonalités des accordéons, des cuivres et autre contrebasse, le tout sur des textes engagés, responsables et actuels repris en chœur par les fans.
En fin de soirée et après la « traditionnelle » et inévitable séance de selfies des fans avec les membres du groupe, Laurent Kebous (Bousquet de son vrai nom), chanteur et guitariste leader du groupe des Hurlements d’Leo, a aimablement accepté de répondre à nos questions.



Le Jeune Indépendant : C’est la première fois que vous vous produisez en Algérie ?


Laurent Kebous : C’est la première fois qu’on se produit en Algérie, alors qu’on existe depuis 1996 et nous avons voyagé dans 38 pays.
Mon premier billet d’avion je l’ai eu en faisant de la musique, j’ai toujours voulu voyager sans visa ni passeport…la musique étant un bagage et aussi une petite arme pour pouvoir dire des choses et réchauffer des gens.

Vos impressions sur l’ambiance ?
J’adore le peuple algérien, j’ai grandi dans des tours en France ; les HLM et j’ai plein de potes kabyles, marocains, africains…moi je suis issu de la France des métissages, je suis né en 1973, mes copains c’est la France plurielle, black, blanc, beur… jaune, rouge et blanc bec comme moi (rire), donc je suis arrivé ici et je n’ai pas de problème, je me sentais déjà à la maison.

En ce moment l’Algérie fait sa révolution du sourire et vu vos textes engagés, ne peut-on pas dire que le hasard fait bien les choses ?
Le hasard fait très bien les choses, je suis hyper content que je sois venu défendre cette album ici, à ce moment-là, parce que finalement cela a plus d’écho en Algérie que chez nous en (France). En ce moment chez nous le mouvement est en train de se laisser aller, il a été récupéré très vite par l’extrême droite notamment et la droite. Et vous, vous avez cette volonté d’en finir avec la corruption, je trouve cela remarquable. En fait, chez vous c’est la rue qui dicte quelque chose, chez nous ce n’est plus cela. En France la devise étant « liberté, égalité, fraternité », donc on a de grosses questions à se poser. Mais est-ce qu’on pourrait se poser une petite question sur la vie et la démocratie ? wn va la faire ensemble.
Bordeaux n’est pas si loin d’Alger, est-ce que vous reviendrez ?
Moi je vais revenir en famille pour rencontrer les artistes locaux et travailler avec eux, parce que depuis une dizaine d’années le rock, le punk, c’est une culture qui me plaît et j’adorerais jouer avec un « oudiste » ou avec une chanteuse ou un chanteur algérien. Je veux un métissage de musique, je reviendrais avec un grand plaisir. 
Amel Saïdi

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