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Indécence

22 février 2015 | 23:47
Le Jeune Indépendant


Il est des écrits qui laissent sans voix, suscitent des interrogations quant à la probité, la santé mentale et le niveau intellectuel de leurs auteurs.


Des confrères montent au créneau avec une folklorique arrogance pour tirer à boulets rouges sur celles, parmi les publications, qu’ils qualifient de parasites vivant de la mamelle de l’ANEP.
Il est aussi une règle dans le milieu de la presse qui consiste à ne pas s’attaquer à ses confrères. C’est un code d’honneur. Une ligne rouge. On ne sait à partir de quel droit de pathétiques scribouillards d’El Watan se sont érigés en comptables pour livrer un tel impair à l’égard de leurs confrères.


Le Jeune Indépendant (JI) se sent interpellé, voire visé par cette outrecuidante posture. Dans la pléthore des journaux dont il est le doyen, le Jeune Indépendant est celui qui a le plus souffert de la parcimonie de cette mamelle, de ses imprévus, de ses sautes d’humeur. Bien qu’il ait été privé quatre longues années de cette mamelle, le journal a eu, contrairement à beaucoup, le courage d’accueillir, et en dépit de ses difficultés financières, faute de mamelle, une partie du personnel du journal le Matin pour partager le peu qu’il avait alors, comme le veut la solidarité légendaire entre des Algériens, lorsque d’autres jubilaient à sa disparition en 2004.


Aujourd’hui, une partie de ce personnel est en train de faire les « beaux jours » d’El Watan, d’El Khabar et d’autres organes privés et publics, sans oublier les cortèges de journalistes formés au JI qu’El Watan a cueillis tels des fruits mûrs dans toutes les saisons.
Certains transfuges ont remporté des prix internationaux et continuent d’ailleurs dans ce journal, ce qui constitue une preuve irréfragable de la qualité de la formation dispensée par le JI qui a aussi compté dans ses rangs de célèbres poètes et de grands écrivains en plus d’éminents professeurs d’université et d’experts de renommée mondiale.


Aujourd’hui encore, le Jeune Indépendant a établi une excellente relation avec ses partenaires, bâtie sur des rapports commerciaux apaisés qui tiennent compte des intérêts mutuels. L’ANEP est un partenaire avec lequel la relation est établie sur la confiance et le respect s’appuyant sur une relation contractuelle loin de la moindre interférence et du marchandage.
Cette relation a fait de l’ANEP un partenaire fiable et le JI un espace sérieux.
Ni le ministre de la Communication, Hamid Grine, ni aucun de ses prédécesseurs, n’a tenté d’altérer cette relation ou de l’orienter dans quelque direction que ce soit. Les rapports entre le JI et le ministre de la Communication sont ceux que dictent les préoccupations partagées par la corporation. Le JI s’inscrit dans cette démarche qu’il juge opportune et nécessaire et il est décidé à accompagner toute politique qui a pour ambition le développement de la corporation et la promotion des journalistes.

Dès lors, prétendre que « cette manne de la publicité étatique profite aux organes affidés du régime » est une aberration lorsqu’il s’agit du cas du JI qui n’a jamais troqué sa ligne éditoriale contre des privilèges en Algérie ou à l’étranger. Notre journal ne se construira pas une « santé économique » à l’aide de compromissions avec les bienfaiteurs néo-colonialistes, ni sur les reniements au pays pour le compte de cercles protecteurs qu’il actionnerait pour faire pression sur les autorités. Il n’usera pas de coups bas pour salir la réputation de ses confrères auprès des ambassades, et ne fera pas de la pleurnicherie une voie liturgique dans laquelle il puiserait une douteuse culture commerciale. Il ne s’engagera pas dans le dénigrement de ses propres confrères ni ne s’érigera en seule presse objective. Il demeurera fidèle à sa ligne nationaliste. Ni plus, ni moins. Et le journal sait que cette ligne lui coûte beaucoup. Mais il en fait sa fierté.


Le JI ne donnera pas de leçons sur le professionnalisme et le progrès, car il sait qu’il ne suffit pas de lancer ces mots pour impressionner.
Alors, quand des journaux se targuent d’être les chantres du professionnalisme, de la probité, de la libre expression et de l’indépendance éditoriale, il y a comme un grand hic.


Quand les mêmes scribouillards prétendent aussi que le « vrai » journalisme est menacé et qu’il disparaîtra avec eux s’ils venaient à être détruits par le pouvoir, c’est une fumisterie et une fausse indignation.
Avant de crier au complot contre la presse « libre », ces scribouillards devraient faire leur examen de conscience.

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