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Importation:Une facture toujours en hausse

5 décembre 2018 | 20:06


La décision portant interdiction de l’importation de certains produits n’a finalement pas atteint l’objectif escompté si l’on tient compte des chiffres avancés ce mercredi à Alger par le président de l’Association nationale des Commerçants et des Artisans(ANCA), Boulenouar Hadj-Tahar.


Lors d’une conférence de presse consacrée à la problématique de l’interdiction de l’importation et des besoins du marché, Hadj-Tahar a fait savoir que la valeur de l’importation de l’année 2018 sera estimée approximativement à 45 milliards de dollars. Le coût seul des produits alimentaires avoisine 9 milliards de dollars ; quant aux autres marchandises de consommation, hors l’alimentation, ils ont dépassé 8 milliards de dollars. Selon le conférencier, le problème réside dans la prise de décision de manière « hâtive et irréfléchie », précisant qu’il fallait réduire la quantité des importations au lieu du nombre des importateurs. Car, à ses yeux, cette démarche a compliqué la situation en créant le monopole imposé par certains importateurs qui font la pluie et le beau temps dans les prix des produits. La conséquence directe en est la hausse vertigineuse du prix de quelques marchandises, allant de 20% à 50%. Il a fait remarquer que malgré la suspension d’importation de 851 produits, la production nationale n’a pas connu l’amélioration attendue pour combler justement le manque causé dans plusieurs filières. Pis encore, les contrecoups « néfastes » de cette décision se voient également dans la qualité du produit national qui s’est dégradée, faute de concurrence étrangère. A ce titre, le président de l’ANCA a appelé les pouvoirs publics à revoir la liste des produits interdits à l’importation de telle sorte à autoriser l’importation avec taxation étudiée.


Par ailleurs, l’intervenant a signifié que le gouvernement envisage la création de 41 zones industrielles. Il demande l’implication des professionnels en vue de cerner les vrais investisseurs afin qu’ils bénéficient du foncier industriel. Les ambitions de l’ANCA ne se limitent pas à ce niveau. Les importateurs adhérents de cette organisation professionnelle aspirent à la création de villages et villes industriels spécialisés en fonction des activités commerciales de chaque wilaya.


Hadj-Tahar a souligné, en outre, l’importance d’impliquer les importateurs dans la sphère économique et de renforcer les relations avec eux, car estime-t-il, ceux-ci regroupent tous les atouts pour devenir producteurs potentiels, signalant que l’activité de l’importation devrait faire partie de l’équation commerciale en faveur de l’économie nationale et non l’inverse. Le représentant des importateurs, Hocine Merabti a, de son côté, évoqué la problématique de l’instabilité de la réglementation régissant le secteur du commerce qui constitue « l’obstacle phare » devant les investisseurs nationaux et leurs partenaires étrangers. Il suggère l’assainissement de l’activité de l’import/export et de créer un climat de concurrence


 


En parallèle de cette conférence de presse, l’ANCA a procédé à la mise en place de sa commission nationale des importateurs censée élaborer une étude pour dresser un état des lieux concernant le commerce extérieur et toutes les activités y afférentes. Une fois le dossier ficelé, il sera remis au ministère du Commerce.

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