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La solution politique est leur dernière chance de survie

Idlib, le goulot d’étranglement des terroristes en Syrie

2 novembre 2018 | 19:11
Syrie Par Kamel M


Le sommet d’Istanbul sur la Syrie a certes mis sous le boisseau l’offensive redoutée de l’armée syrienne sur Idlib, dernier bastion des terroristes, mais il a conforté la Russie dans son action, engagée sous l’égide de l’ONU, à éradiquer le terrorisme.


Il a suffi que l’envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, révèle que quelque 10.000 terroristes du Front al-Nosra et d’Al-Qaïda sont retranchés à Idlib, dernière région syrienne échappant au contrôle des forces gouvernementales pour que la rhétorique occidentale prenne un virage de 180 degrés. Dans le lexique médiatique occidental, on ne décrit plus les groupes armés qui combattent l’armée syrienne depuis mars 2011 comme des « combattants de la liberté ».
Il s’agit désormais de « résidus terroristes ».
De Mistura avait dénoncé la forte concentration de terroristes à Idlib, tout en attirant l’attention sur la situation humanitaire dans la ville, et en appelant au demeurant à la mise en place de couloirs humanitaires en vue d’évacuer les civils avant une éventuelle offensive de l’armée syrienne.
« Personne ne doute qu’Al-Nosra et Al-Qaïda soient des organisations terroristes. Selon nos estimations, ils sont encore plus ou moins 10.000, plus leurs familles », a déclaré de Mistura assurant de son engagement personnel en vue de mettre en place un couloir humanitaire servant à évacuer la population civile vers une zone sécurisée.


Contre toute attente, la déclaration de l’envoyé spécial onusienne a fait le tour des rédactions en Occident. Les membres des groupes armés ne sont plus es « rebelles » et « combattants de la liberté ». Il n’est pas exclu que ce changement de rhétorique fait suite aux propos de Staffan de Mistura, envoyé spécial du Secrétaire général de l’ONU chargé de la résolution du conflit en Syrie qui en phase de quitter son poste.


Sa déclaration qui intervient alors que l’armée syrienne s’apprête à lancer son offensive à Idlib, a donné lieu à une vraie panique au sein des chefs terroristes qui se trouvent actuellement dans le dernier bastion échappant au contrôle des autorités de Damas. Ces chefs ont accusé de Mistura de « trahison », et de « collusion avec les russes » voire d’incompétence.
Moustafa Khadji, représentant du « Front national de libération » (« Al-Djabhat al-Wataniya lil-Tahrir »), un des plus influents groupes d’opposition à Idlib a été le premier à tirer à boulets rouges contre le diplomate onusien. Selon lui, les propos de l’envoyé spécial confèrent une légitimité à l’éventuelle offensive de l’armée syrienne.


Di Mistura, une intransigeance avec les terroristes 

Ce qui n’est pas du tout faux. Si une solution pacifique n’est pas trouvée, l’armée syrienne et ses alliés n’ont d’autres options que de lancer ses forces à l’assaut des groupes armés à Idlib. La réalité du terrain l’impose aussi. Les bombardements, les attentats à la voiture piégée, les drones piégés, les tirs d’obus en provenance d’Idlib visent au quotidien l’armée syrienne déployée sur la ligne de contact.



Violation de cessez-le-feu
Certes Washington souhaite que Damas, Moscou et Téhéran s’engagent dans une offensive qui causerait un bain de sang dans la province avec l’éventualité d’un nouveau scenario monté de l’utilisation des armes chimiques qui servirait d’alibi aux occidentaux notamment le trio américano-franco-britannique pour lancer des frappes contre la Syrie. Or, la Russie a opté d’abord pour l’option diplomatique afin justement de prévenir un embrasement qui profiterait à Washington.
La réunion d’Istanbul le 27 Octobre qui a regroupé les dirigeants de Turquie, Russie, France et d’Allemagne avait mis en exergue l’option du maintien du cessez-le-feu en vigueur dans la province d’Idleb avec en toile de fond le règlement politique du conflit en Syrie qui a fait 320.000 morts et des millions de déplacés depuis mars 2011.

Lors de ce sommet inédit Vladimir Poutine, Angela Merkel, Recep Tayyip Erdogan et Emmanuel Macron ont aussi souligné la nécessité de poursuivre la lutte contre le terrorisme conformément à la résolution 2254. « Bien que le niveau de violence en Syrie ait diminué de manière significative, l’élimination des extrémistes qui s’y sont accumulés reste une tâche importante. Nous ne devons pas permettre aux bandits habitués aux combats de poursuivre leurs activités criminelles, de créer des « cellules dormantes » dans nos pays, de recruter des partisans et de prêcher une idéologie extrémiste et le terrorisme », a souligné le chef du Kremlin.

C’est ainsi que Poutine a affirmé que Moscou se réservait « le droit d’aider le gouvernement syrien à éliminer toute menace terroriste à Idleb en cas d’attaques menées par les terroristes ».
Les quatre dirigeants ont aussi appelé à « l’établissement et à [une première] réunion à Genève avant la fin de l’année du Comité constitutionnel » censé élaborer une nouvelle loi fondamentale sous les auspices de l’ONU, « si les conditions le permettent ».
La formation de ce Comité constitutionnel s’annonce comme l’un des principaux défis en raison du blocage du régime qui refuse que l’ONU désigne un tiers des 150 membres de cet organisme. Selon le Président russe, il est important de réunir un Comité constitutionnel syrien à Genève qui doit être reconnu par toutes les parties en conflit en Syrie.


Des accords et des attentes
La Russie espère que le Comité pourra entamer ses travaux d’ici la fin de l’année. Mais les efforts visant à créer le Comité constitutionnel n’aboutiront que si on respecte le gouvernement légitime syrien et lance un dialogue constructif avec l’opposition, a mis en garde le président russe.

Panique au sein des groupes terroristes à Idlib

Selon M.Poutine, il importe d’organiser des consultations avec l’Iran pendant la création d’un comité constitutionnel en Syrie.Ils ont aussi salué « les progrès » accomplis à Idleb en ce qui concerne la mise en place d’une zone démilitarisée et le retrait des groupes terroristes de cette zone, aux termes d’un accord turco-russe conclu en septembre dernier.


Le quatuor a en outre fait part de sa détermination « à travailler ensemble pour créer les conditions propices à la paix et à la sécurité en Syrie » et à « soutenir une solution politique et renforcer le consensus international à cet égard », selon une déclaration finale.
En cas d’élections, il appartient aux Syriens « de l’intérieur et de l’extérieur » de décider du sort d’Assad. « Nous devons avancer dans le processus politique qui doit conduire à des élections libres, ouvertes à tous les Syriens, y compris ceux de la diaspora », a renchéri la chancelière Angela Merkel.
L’accord conclu entre Moscou et Ankara, parrain des groupes armés, prévoyait notamment la mise en place d’une « zone démilitarisée » de 15 à 20 kilomètres de large pour séparer les territoires sous contrôle des terroristes d’Idleb des régions gouvernementales. La Turquie et la Russie forment avec l’Iran un trio incontournable sur le terrain, où ces trois pays aux intérêts propres ont investi d’importantes ressources militaires.
La France et l’Allemagne font partie avec cinq autres pays, dont les États-Unis, du « small group » sur la Syrie qui travaille notamment à trouver une solution politique.
Leurs efforts ont cependant été éclipsés par le processus dit d’Astana mené par Ankara, Moscou et Téhéran.
Il reste à savoir si l’accord d’Istanbul va tenir face aux provocations des terroristes, les manœuvres américaines en Syrie et les SOS lancés par la population d’Idlib prise en otage par les plus sanguinaires organisation terroristes. 

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