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Hirak, crise économique et coronavirus : L’heure est à la raison

16 mars 2020 | 19:17

Depuis plus d’une semaine, des appels lancés sur les réseaux sociaux plaident en faveur de la suspension du hirak en raison de la propagation inquiétante du coronavirus.

Continuer à manipuler les foules dans ces circonstances de pandémie équivaut à faire preuve d’un manque de discernement attentatoire à l’intérêt de la communauté nationale. Ce qui est improductif pour un mouvement qui s’est illustré par sa capacité à préserver le pays de tous les dangers, notamment de la division et de la discorde. Ceux qui s’obstineraient en dépit de cet imprévu qui désarçonne les Etats, ne feront qu’exposer à la fois les Algériens aux dangers et le pays au pourrissement dans une conjoncture économique peu reluisante.

Le 9 mars passé, le prix du baril de pétrole a connu un effondrement historique en passant sous la barre des 40 dollars. L’Algérie qui tire plus de 95% de ses recettes des exportations des hydrocarbures se retrouve fragilisée. Depuis la fin de l’année 2014, et en raison de la baisse des prix du pétrole, les réserves de change ne cessent de diminuer et sont passées de 195 milliards de dollars à la fin de 2013 à près de 62 milliards à la fin de 2019. Soit une baisse de 135 milliards de dollars en l’espace de six ans. A ce rythme le pays devrait inévitablement renouer avec l’endettement extérieur et ceci en passant par la négociation d’un ajustement structurel de son économie avec le FMI dans deux ans. Un baril de pétrole à 30 dollars divisera par deux les recettes des exportations et la fiscalité pétrolière au profit du budget de l’Etat comparativement à l’année 2019.

Une situation qui mettrait en difficulté le Président Abdelmadjid Tebboune et son gouvernement fraîchement installé. Ceux qui sont derrière les appels à la radicalisation du hirak estiment qu’il faut profiter de cette conjoncture pétrolière défavorable au pouvoir en place pour créer un climat insurrectionnel dont les conséquences seront dramatiques pour notre pays. Mais il n’y a pas que la situation économique et sociale du pays qui intéresse ces manipulateurs. Le cynisme de ces derniers ne connaît plus de limite. Alors que le monde entier, en premier lieu les pays les plus puissants comme la Chine, les Etats-Unis, l’Italie, l’Allemagne et la France, décrètent l’état d’urgence et mobilisent tous les moyens pour endiguer la propagation rapide du coronavirus, chez nous on accuse le pouvoir d’utiliser cette menace sanitaire mondiale juste pour affaiblir le hirak. Un argument qui relève de l’irresponsabilité vu l gravité de la menace sur les citoyens.

L’Algérie a-t-elle les moyens humains, financiers et matériels pour faire face à une propagation massive du coronavirus à l’exemple d’un pays géographiquement proche de nous, l’Italie ? La réponse est évidemment non. Tout en minimisant la menace du virus, certains inconditionnels du hirak et ceux qui manipulent dans l’ombre disent que seul le maintien des rassemblements de rue de milliers de personnes aboutirait à la chute du régime, et ceci quel que soit le prix à payer. Mais pour la majorité, une propagation rapide et massive du virus et en plus des victimes, impactera la situation économique et sociale du pays sur plusieurs années.

Le 22 février 2019 des centaines de milliers de citoyens sont sortis dans la rue pour demander le départ d’Abdelaziz Bouteflika et le régime qu’il incarnait. Depuis, le hirak a maintenu la mobilisation pour demander plus de démocratie et de liberté et surtout une lutte implacable contre la corruption et ceux qui sont responsables de la dilapidation des richesses du pays

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