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Hausse des importations de sucre : La saignée en devises se poursuit

17 octobre 2016 | 20:11
Djamel Zerrouk

Pas moins de 571 millions de dollars sont consacrés à l’importation du sucre pour seulement huit mois de consommation, ce qui est perçu par les analystes comme une somme d’argent astronomique pour un pays qui se démène pour assurer sa sécurité alimentaire. 

La facture d’importation de sucre s’est chiffrée à 570,78 millions de dollars (usd) durant les huit premiers mois de 2016, contre 521,8 millions usd à la même période de 2015, soit une hausse de 9,4%, apprend-on auprès des Douanes.

Les quantités importées de sucre (de betterave brute, de canne à sucre, lactose, fructose...) ont augmenté à 1,45 million de tonne (Mt) contre 1,3 Mt (+12,5%) sur les deux périodes de comparaison, indique le Centre national de l’informatique et des statistiques des douanes (CNIS).

Face à cette saignée de devises étrangères, et eu égard aux potentialités de l’Algérie à produire de la betterave à sucre, les spécialistes interpellent encore une fois les autorités à mettre fin à l’importation de la matière première.

Ou du moins réduire au maximum de recourir au marché international du sucre brut. En Algérie, l’augmentation de la population, l’amélioration du niveau de vie, mais aussi la contrebande sont à l’origine de besoins croissants en sucre. Une éducation nutritionnelle pourrait faire baisser les cas de surconsommation de sucre.

Mais la tendance lourde reste à une hausse continue de la demande locale. « Dans ce contexte, il s’agit d’envisager comment la production locale de sucre de betteraves pourrait permettre de réduire la dépendance vis à vis de l’étranger et aussi intéresser des investisseurs privés », estime un expert en économie agricole, M. Djamel Bélaïd, dans son blog dédié exclusivement à au secteur de l’agriculture et de l’agro-industriel. 

« Dans la mesure où une production locale permettrait une réduction des importations de sucre, et à condition de disposer de structures pour la transformation, la culture de betterave pourrait être fortement rémunératrice pour des planteurs qui décideraient de se lancer avec l’aide d’un industriel », ajoute l’expert.

Et d’enchaîner : « Cette éventualité mériterait d’être envisagée par des investisseurs privés. La constitution d’un pool regroupant planteurs, usine de traitement et groupe d’appui technique de terrain est un impératif. Elle permettrait de dégager des marges confortables et d’occuper une niche économique actuellement délaissée et cela pour un produit stratégique. » 

Les principaux transformateurs du sucre brut importé, dont Cevital qui détient la plus grosse part du marché, avaient déclaré il y a quelques années qu’il n’était pas possible de produire de la matière première (betterave…) en Algérie, alors que voisins marocains produisent 50% de leurs besoins. A rappeler que dans les années 70, l’Algérie était dotée d’une industrie sucrière assez forte, tant en aval (raffinage) qu’en amont (culture de la betterave). 

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