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Hanoune affirme que 2018 sera déterminante

27 janvier 2018 | 22:30
Z.M


La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, estime que l’année 2018 sera décisive pour l’Algérie étant donné qu’elle précède l’élection présidentielle.
Elle qualifie les partisans d’un cinquième mandat d’opportunistes qui ne cherchent qu’à préserver leurs intérêts par le maintien d’un système « caduc ».
Hanoune qui n’a pas encore confirmé sa candidature pour la présidentielle 2019, s’est contentée de dire que son parti n’a pas encore tranché sur la question. « Nous déciderons le moment venu », a-t-elle répondu aux journalistes lors d’une conférence de presse ce samedi au siège de son parti à Alger.
La porte-parole du PT a annoncé la tenue de la session ordinaire du Comité central de son parti plutôt que prévu, à savoir au cours de cette semaine, justifiant cette décision par la conjoncture actuelle marquée par les grèves et la mobilisation du front social. « Nous avons besoin d’étudier toutes les éventualités car, a-t-elle affirmé, il y a d’un côté « une dérive totalitaire » et d’un autre « une combativité et une résistance ». « En tant que parti, nous devons aider les luttes sociales que nous soutenons car elles sont légitimes, mais nous souhaitons également éviter les dérapages », a-t-elle poursuivi. A ce propos, la SG du Parti des travailleurs a mis en garde contre les conséquences désastreuses d’une quelconque dérive en évoquant l’exemple de certains pays qui ont sombré dans le chaos à l’occasion d’une présidentielle.


Interrogée par une journaliste sur le phénomène de l’immigration clandestine, Hanoune a assuré que tous les experts, les juristes et les associations des droits de l’homme convergent sur les raisons qui poussent les jeunes algériens à traverser la Méditerranée au péril de leur vie. « Le chômage, le problème de logement, la pauvreté et la malvie devenus de plus en plus intolérables pour ces jeunes sont à l’origine de la harga », a-t-elle répondu en incriminant le système politique en place. Pour étayer ses propos, la leader du parti a fait constater qu’entre 2009 et 2014, le phénomène avait connu une baisse, mais que depuis 2015, il a enregistré une recrudescence inquiétante qu’elle a expliqué par la politique d’austérité imposée au Algériens, qui s’est manifestée par le gel des recrutements et celui des salaires, ainsi que la dégradation du pouvoir d’achat.


Hanoune est revenue sur les débrayages dans certains secteurs, en affirmant leur légitimité. Elle a dénoncé le dispositif sécuritaire contre les médecins résidents, en prévenant que « l’arbitraire intolérable risque de provoquer des réactions imprévisibles », jugeant que « la répression ne saurait faire taire les revendications légitimes du front social ». Pour elle, cette élite de la société défend ses droits en posant en même temps le problème de la santé publique et le droit du citoyen à la gratuité des soins, longtemps « bafoué ».

Quant au dossier de la privatisation, tant décrié par le PT, Hanoune assure que le Président n’est pas d’accord avec son Premier ministre, qu’elle accuse de vouloir brader les entreprises publiques. Elle a cité pour preuve l’interview du président de la République accordée au bureau d’experts londoniens Oxford business groupe, dans lequel il a expliqué sa vision du partenariat public-privé, qui ne consiste nullement en l’ouverture du capital des entreprises.

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