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Hamid Grine : « Dans son ensemble, la presse algérienne est noble »

5 juin 2016 | 19:36
Saïd Tissegouine

Le ministre de l’Information et de la Communication, Hamid Grine, a déclaré face à la presse, avant-hier presque en fin d’après-midi, au salon d’honneur de la wilaya de Tizi-Ouzou, soit juste après retour d’Azeffoun, où il a procédé à l’ouverture officielle de la saison estivale 2016, que « dans son ensemble, la presse algérienne est noble. »

Hamid Grine, a abordé également plusieurs volets relevant de sa compétence ministérielle et sur lesquels il a été saisi sans répit par la presse, fortement présente à ce rendez-vous.

- Radio de Tizi-Ouzou : le ministre a déclaré qu’elle émettra ses émissions H 24 et sera captée à partir du mois d’août ou septembre prochain dans plusieurs wilayas du pays, puisque l’Etat a décidé de renforcer son système émetteur.

Par ce renforcement de système émetteur, il sera également mis fin au parasitage à partir d’Azeffoun, ce qui rend difficile l’écoute des programmes de la Radio par les habitants de cette région, lesquels d’ailleurs en ont alerté depuis longtemps les pouvoirs publics.

Les radios Chaîne 2 et 3, qui ne sont pas non plus captées à partir de cette zone côtière, seront renforcées dans leur système d’émetteur.

- Tamazight à la radio de Tizi-Ouzou : Hamid Grine a assuré que le HCA (Haut Commissariat à l’amazighité) sera impliqué dans le renforcement des performances linguistiques et lexicales des professionnels de l’information de cette chaîne de radio.

- Maison de la presse de Tizi-Ouzou : Le ministre a déclaré que son ouverture aura lieu d’ici deux à trois semaines environ et dépendra administrativement de la maison de la presse Tahar Djaout d’Alger.

- Cas des Chaînes de TV privées : Hamid Grine a reconnu que jusqu’à maintenant, cinq chaînes sont fonctionnelles.

Quant à la création d’autres chaînes de télévision, l’octroi d’agrément au profit des opérateurs sera de la compétence exclusive de l’Autorité de régulation de l’audiovisuel qui sera installée prochainement.

- Affaire Rabrab – département ministériel de Hamid Grine à propos du journal El Khabar : le ministre n’a fait aucun commentaire. Dés lors que l affaire est entre les mains de la justice et il ne pouvait dès lors faire la moindre déclaration à ce sujet.

- Hamid Grine ne nourrit aucune ambition présidentielle : « Je ne nourris aucune ambition présidentielle. Je connais mes limites et je sais que je n’ai pas le profil présidentiel. »

Il faut noter que le ministre a manifesté une grande sérénité à l’issue de ce face à face en dépit de la contrariété qu’il a subie à Azeffoun. En effet, Hamid Grine, après avoir déclaré ouverte la saison estivale 2016 à la plage du Caroubier (centre d’Azeffoun), a décidé de prendre la direction d’Oulkhou, dans la commune d’Ath-Chaffaï, pour se recueillir à la mémoire de feu Tahar Djaout.

Hélas, le cortège ministériel, qui roulait sur la RN24, a été stoppé au moment où il s’apprêtait à emprunter le chemin communal menant au village d’Oulkhou au lieudit « Tazaghrt ».

Des manifestants ont barricadé la route avec un grand grillage, un énorme tronc d’arbre et d’autres objets hétéroclites. Ils ont agi de la sorte pour dénoncer au ministre la supercherie dont ils ont été victimes de la part des prédateurs du foncier. Il s’agit plus exactement de la ZET (zone d’extension touristique).

Pas moins de 650 hectares de terres agricoles, qui appartiennent à des familles d’Azeffoun et Sidi-Khelifa se sont « retrouvées », au nom de la ZE propriétés de certains personnages s’étant identifiés comme des opérateurs économiques.

Chaque terrain confisqué à son propriétaire véritable a été récupéré au dinar à la ZET. L’affaire dure depuis 2005. « Si c’est au prix du vol de nos terres, dont dépend notre substance, nous ne voulons pas de ces ZET ! », ont dénoncé les manifestants avec beaucoup de désespoir. Hamid Grine, dont l’examen du dossier ne dépend pas de sa compétence, a préféré rebrousser pour éviter le pire.

Nous reviendrons dans nos prochaines éditions avec beaucoup de détails sur cette affaire qui, de toute évidence, ressemble en tout genre à la zone industrielle de Souamaâ (Mekla). De toute évidence, ni les prédateurs du foncier, ni ceux des élus sans scrupules ne semblent pas connaître la satiété.

Il convient de retenir, cependant, le principe suivant : la Législation algérienne, à l’instar d’ailleurs de celle des autres pays, veut que quand l’Etat est intéressé par un terrain pour y implanter un projet de non utilité publique, comme la ZET, il est tenu de se constituer partie civile.

En d’autres termes, par le biais de son représentant commercial, l’Etat est tenu à l’obligation de mener de gré à gré l’opération d’achat du terrain ciblé avec son propriétaire. En effet, dans cette ZET, l’objectif est d’y implanter des hôtels, des restaurants, etc… Ces établissements cités sont à but commercial et lucratif.

Donc, d’aucune utilité publique. A cela, s’ajoute le fait que ces « opérateurs » n’ont pas agi au nom de l’Etat, mis en leur nom. La grande question est de savoir comment les services de l’Etat n’ont pas appliqué la législation en vigueur vis-à-vis des véritables propriétaires terriens.

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