Articles similaires

Regionale

#TITRE

530

Guerre de libération nationale:Quatre bénévoles recueillent des témoignages

30 octobre 2018 | 20:33
Guerre de libération Saïd Tissegouine


Quatre bénévoles, tous des fils de chouhada et férus de l’histoire de la guerre de libération nationale, sont, depuis le début de l’année passée, sur un projet ambitieux : recueillir au maximum, auprès des moudjahidine encore vivants, leurs témoignages sur les faits événementiels de la guerre de libération nationale.


Jusqu’à présent, ces quatre bénévoles, en l’occurrence Slimane Bouras, Mohamed Mouzarine, Arezki Sahnoune et Saïd Abellaoui, ont recueilli quatre témoignages, dont trois sont gardés dans des supports filmiques. Le quatrième témoignage filmique aussi est sur la table de montage. Les copies seront distribuées dans un avenir proche. C’est ce que nous avons appris auprès de Slimane Bouras, un membre du quatuor bénévole. Ce projet, à savoir recueillir des témoignages auprès de moudjahidine sur la guerre de libération nationale, a germé dans leur esprit quand Mohamed Mouzarine a souhaité faire un travail de mémoire sur son défunt père, membre du groupe de choc du Djurdjura. Avec Slimane Bouras, ils ont décidé d’entrer en contact avec le moudjahid Chaïb Amrane du village Icherkiène, dans la commune de Maâtkas. Celui-ci a reconnu n’avoir pas eu pour compagnon d’armes le père de Mohamed Bouzarine, les combattants du Djurdjura n’étant pas connus du grand public.


En effet, leur mission était des plus difficiles et revêtait surtout le sceau du secret. Aussi, ils n’avaient de relation qu’avec un groupe restreint d’officiers de l’ALN. Il convient de souligner que rares sont les combattants du Djurdjura à avoir survécu à la guerre, d’où la difficulté de recueillir des informations exactes sur leurs faits d’armes. Toujours est-il que les quatre bénévoles ont recueilli le témoignage de Chaïb Amrane sur ses propres faits d’armes et sur ce qu’il a vu et constaté sur le terrain au cours de ses années passées au maquis ; et son témoignage était loin d’être banal. Les quatre bénévoles, qui ont utilisé à cet effet plusieurs mètres de pellicule, sont passés à l’étape suivante, à savoir le montage.


Une fois l’opération terminée, ils ont décidé d’offrir une copie au moudjahid, mais en arrivant au village d’Icherkiène, on leur annonça le décès du moudjahid Chaïb Amrane. Ils ont décidé alors d’offrir la copie à sa famille. Dès lors, la nouvelle a circulé comme une traînée de poudre. Une grande cérémonie fut organisée en leur honneur. Même les autorités y ont pris part et ont salué le travail des bénévoles. Le deuxième moudjahid à avoir été contacté s’appelle d’Arezki Bellarbi, connu sous le nom de guerre d’Arezki Amendès. Il est originaire du village Ath-Mendès, dans la commune de Boghni. A l’instar du défunt Chaïb Amrane, le témoignage du moudjahid Arezki Amendès, enregistré sur une bobine filmique, fut retentissant. A l’occasion de la remise du film en question, la commune d’Ath-Mendès était en fête.


La troisième opération concerna le chahid Mohand-Ouchaour Mohammadi, originaire d’Aït Bouadou. Les quatre cinéastes bénévoles ont ainsi recueilli de nombreux témoignages de moudjahidine et moussebline ayant combattu et travaillé aux côtés du martyr Mohand-Ouchaour Mohammadi. Le film fut merveilleusement accueilli par les habitants d’Aït Bouadou. Le quatrième projet a porté sur le recueillement de témoignages des compagnons d’armes du chahid Mohamed Ben Mohamed Arrad. Les témoignages recueillis sur les faits d’armes de ce chahid furent nombreux. Cependant, l’opération de montage est toujours en cours. Il convient de noter que ces bénévoles ont fait face à tous les frais et autres dépenses en corrélation avec leurs projets.


Aucune aide financière ne leur a été accordée par l’Etat. Seul le Musée régional du moudjahid de Tizi Ouzou leur assurait les CD devant servir à enregistrer l’image et le son. Cet organisme contribue aussi, de temps en temps, à ce projet en offrant aux quatre cinéastes bénévoles des photos d’archives. Selon le témoignage de Slimane Bouras, le coût du travail consistant à recueillir les témoignages sur la guerre de libération est assez cher, et ce rien qu’en termes financiers. « Toujours est-il cependant, poursuit notre interlocuteur, notre volonté de poursuivre notre mission est inébranlable ».

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter