Articles similaires

Nationale

#TITRE

826

Grosses inquiétudes de l’Anca Après la suppression des licences d’importation de viandes

26 novembre 2018 | 20:50
importations Aziza Mehdid

La suppression des licences autorisant l’importation de la banane et de la viande rouge, décidée ce dimanche par le gouvernement, ne pouvait passer inaperçue pour les organisations professionnelles.

C’est, en fait, l’Association nationale des commerçants et des artisans (Anca) qui a réagi hier, estimant que cette décision est « judicieuse » pour l’importation des bananes. Car, selon le président de l’Anca, Hadj-Tahar Boulenouar, cela permettra de baisser les prix en cassant le monopole imposé à ce fruit qui se vend en ce moment à plus de 750 dinars/kilo, devenant ainsi un produit de luxe. Indiquant que le nombre total des importateurs de bananes se limite à cinq, M. Boulenouar a fait savoir qu’environ 40 entreprises exerçant dans l’import-export ont sollicité des autorités concernées l’autorisation d’importer ce produit. Il faut savoir, affirme l’intervenant, que le marché de la banane en Algérie enregistre une consommation de pas moins de 240 000 tonnes/ an, dont la valeur oscille entre 140 et 150 millions de dollars. Ce n’est pas rien, s’exclame le conférencier, ajoutant que ces opérateurs s’enrichissent au détriment du consommateur.

Concernant la viande rouge, l’Anca se dit d’accord à condition que cette décision soit « temporaire ». Cette association justifie sa vision par l’impératif de protéger la production nationale étant donné que plusieurs investisseurs se sont d’ores et déjà lancés dans l’élevage du bétail. A ce titre, l’intervenant a fait observer qu’on produit actuellement 800 000 tonnes/ an de viande toutes sortes confondues et pour atteindre une autosuffisance et assurer la stabilité du marché il faudrait une quantité d’un million de tonnes. Outre la question liée à l’importation des bananes et des viandes, la conférence de presse de l’Anca a été consacrée aussi à la situation des marchés de gros. Le président de l’Anca a appelé les pouvoirs publics à revoir l’attribution de la gestion de ces espaces commerciaux censés approvisionner tout le territoire national. Dressant un tableau « lamentable » de ces marchés, dépourvus de toutes conditions d’hygiène, de sécurité et sans éclairage, le conférencier préconise de les récupérer auprès des APC pour les confier à une entreprise publique spécialisée, telle la Société de réalisation et de gestion des marchés de gros (Magros).

En plus du fait que les marchés de gros reflètent directement la situation de notre économie, y mettre de l’ordre permettra aux grossistes et aux marchands de détail de travailler dans la transparence et combattre ainsi la spéculation. L’intervenant a rappelé à cet effet l’importance d’impliquer le secteur privé dans la réalisation d’au moins 500 marchés de proximité à l’effet de garantir la disponibilité des produits et de réduire l’écart entre le prix de gros et celui affiché chez les détaillants. Une proposition dans ce sens a été faite au ministère du Commerce portant sur la possibilité de financer la réalisation de plusieurs marchés de proximité par les commerçants qui pourront, par conséquent, bénéficier de locaux et exercer leurs activités.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter