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Grève des médecins : Le mea-culpa de Hassbellaoui

14 janvier 2018 | 00:00
Z.M


Le ministre de la Santé, Mokhtar Hasbellaoui, a reconnu samedi la légitimité des actions de protestation des médecins résidents, en grève cyclique depuis novembre dernier, en admettant le déficit des moyens humains et materiels qui pèse lourdement sur son secteur. « Nos confrères les médecins résidents ont déclenché un mouvement de grève. Ils ont raison et nous en sommes un peu responsables », a-t-il déclaré à l’adresse des directeurs de la santé et de la population des 48 wilayas et des directeurs généraux des centres hospitalo-universitaires, lors d’une réunion de travail à l’Institut national de la santé publique (Alger).
Le ministre, qui a promis de remédier à toutes ces défaillances, a sommé les DSP et les DG des CHU et des structures hospitalières des zones reculées de mettre tous les moyens avant de faire venir des médecins spécialistes. « Avant de procéder au recrutement des médecins par le service des ressources humaines en tant que praticiens généralistes ou dans le cadre du service civil, il faut d’abord préparer le cadre de travail », a-t-il ordonné. « Ce que je viens de dire n’est ni une prière aux directeur centraux ni une demande. Ce sont des instructions », a-t-il insisté d’un ton ferme. Pour le premier responsable du secteur, si une structure hospitalière demande un médecin spécialiste, c’est qu’elle a besoin de ses services et cela suppose qu’elle a préparé à l’avance le plateau technique et les moyens lui permettant d’exercer son métier. Ce qui n’est souvent pas le cas. « Vous faites venir un médecin spécialiste de plusieurs kilomètres et vous lui faites signer un PV alors qu’il n‘a même pas où loger. Qu’attendez-vous de lui ? », a-t-il reproché. « Préparez ce qu’il faut comme conditions et les médecins viendront », a-t-il assuré à l’adresse des DSP.
Le professeur Hasbellaoui, qui a responsabilisé les DSP et les SG des hôpitaux sur la situation de la santé, considère qu’il y a quelque part une mauvaise gestion au niveau local. Pour lui, la direction locale de la santé et de la population et la direction de l’hôpital ont les prérogatives de réglé bon nombre de problèmes. Il a cité à titre d’exemple le manque d’ambulances dans le Sud et les Hauts Plateaux. Le problème peut être régler en faisant appel à la Protection civile, à la DGSN où à l’armée. « L’hôpital peut même passer des contrats avec le transport privé », a-t-il insisté. « Il est inconcevable qu’un malade soit transporté par les siens dans une 404 bâchée. Une fois que le malade franchit la porte de l’hôpital, il devrait être complètement à la charge des services hospitaliers », a-t-il recommandé. Quant au manque de médicaments et d’équipements, Hasbellaoui a affirmé que les responsables locaux peuvent demander à la direction des finances de leur fournir l’argent nécessaire pour équiper l’hôpital et l’approvisionner en médicaments. Pour les hôpitaux surchargés, le ministre a estimé qu’il y a ceux des wilayas limitrophes qui peuvent prendre en charge les malades ». « On ne prétend pas sauver tout le monde, mais on peut éviter certains décès ». Concernant les visites ministérielles guidées à travers les structures hospitalières du pays, il a considéré qu’elles ne serviront pas à grand-chose. « Les DSP et les DG des hôpitaux me diront toujours ce que j’ai envie d’entendre », a-t-il argué en estimant que cela ne fera qu’empirer les choses. A l’issue de son intervention, le ministre a fait savoir que son département a recommandé un audit du système national de la santé. « Ce sera une évaluation générale des structures hospitalières et des directions de la santé », a-t-il indiqué.

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