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Ghouani : El Islah a un "projet clair" pour sortir de la crise

6 mai 2018 | 04:59

« Le Mouvement El-Islah a un projet national clair », a résolument lancé Filali Ghouini ce samedi à Constantine.
« Sa concrétisation nécessite l’apport de tous les acteurs mais aussi et surtout une réelle volonté politique afin de parachever les objectifs de la charte pour la paix et la réconciliation nationale adoptée par référendum le 29 septembre 2005, et, dont la clé reste entre les mains du président de la République ».
Il faut a-t-il dit « mettre fin à toutes les ambiguïtés afin de parachever l’objectif de ce grand projet national ».

L’hôte de la ville des Ponts a d’emblée lancé qu’il va falloir sortir du triptyque fait du doute, de blocage et de corruption vers celui de l’Etat de droit, de la justice et du développement.

Couvert d’une écharpe aux couleurs du club local de football, le CS Constantine, bien parti pour décrocher le deuxième sacre de son histoire, Filali Ghouini a animé à la maison de jeune Azzedine Medjoubi à la ville nouvelle Ali Mendjli une conférence politique en présence des cadres et militants de son parti. Le président du Mouvement El-Islah a au cours de son intervention qu’il qualifie tout à la fin d’improvisée tracé les contours du programme de son parti dont la priorité reste selon ses propos l’aspect politique en total décalage sur le vécu des Algériens. « Il n’est pas seulement admis que le peuple doute de tout ce qui vient des gouvernants mais même la classe politique a perdu sa confiance », a-t-il dit, en raison du décalage qu’il y a entre le discours politique et la réalité du terrain, « une réalité qui fait que seuls les enfants du peuple en pâtissent des conséquences ».
Il citera à titre d’exemple le phénomène d’El Harga ou encore la dégradation socioculturelle de toutes les couches sociales et à tous les niveaux, avec l’apparition de fléaux étrangers à la société algérienne et qui ne sont que la conséquence de « la faillite de ce pouvoir » aujourd’hui incapable de présenter de projets hormis ceux importés. Transition toute faite pour dire que le projet de son parti restait 100% algérien.

Autre volet auquel le président d’El Islah déclare accorder un intérêt tout particulier est celui relatif à la réforme économique. Il s’interrogera à ce propos sur le refus des gouvernements successifs de présenter leurs bilans devant les élus du peuple. C’est pourquoi, son mouvement en appelle dans le cadre du projet global dont il est porteur toute la classe politique à exiger que des séances plénières à l’assemblée populaire soient consacrées au dépôt et au débat autour des bilans des gouvernements. Il pointera au passage la corruption qui a fini par gangréner même les institutions officielles.

« Il est possible de se dégager de l’étau de la manne pétrolière », dira-t-il en substance, avant d’ajouter sous les ovations de l’assistance composée de militants et sympathisants de son mouvement venus de toute la région : « L’Algérie recèle de compétences et dans tous les domaines, il faut leur faire confiance ».

Il étalera par ailleurs quelques sujets de l’heure.
La santé et les disfonctionnements auxquels fait face le secteur ainsi que certaines incohérences mentionnées dans le future code sanitaire présenté récemment devant l’APN ; Le problème du logement ; la crise qui secoue le secteur de l’éducation victime depuis quelques années des réformes successives importées de France, de Turquie ou encore de Corée qui ont fini par le mener à l’égarement, ont été entre sujets revisités.

Ghouini reviendra aussi sur les dernières joutes électorales qui ont vu son parti décrocher cinq des 43 sièges de l’APW de Constantine. El-Islah, s’en est en effet, plutôt bien tiré à Constantine lors des dernières élections locales de novembre.

Il ne manquera pas au passage d’égratigner les partis du pouvoir dont « la base reste insignifiante », selon lui. Il invitera dans ce contexte ses militants à additionner les 15 millions d’électeurs ayant opté pour le boycott du scrutin aux 5 millions de ceux ayant voté pour les listes des partis de l’opposition, soit, dit-il, une vingtaine de millions d’électeurs rejettent les partis gravitant autour du pouvoir. Ghouini mise justement sur cette base citoyenne pour faire avancer son projet qui n’est s’accorde en nombreux points sur celui plébiscité en 2005 par la majorité du peuple algérien.

Ceci dit, et même si l’hôte de la ville des ponts l’a volontairement esquivé, il n’en demeure pas moins que les propos du chef du mouvement islamiste avaient des relents d’un présidentiable, du moins d’un acteur qui aspire à peser de tout son poids sur le choix du futur locataire d’El Mouradia.

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