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Ghardaïa : Trop cher, le mouton de l’Aïd

29 août 2016 | 20:17
Aissa HADJ DAOUD

A quelques jours de la fête l’Aïd el-Adha, les citoyens affluent vers les hangars et les garages « clandestins », abritant des quantités de moutons. Une ambiance particulière anime, actuellement, la périphérie de la ville de Ghardaïa.

Les brouhahas, la joie des enfants et les odeurs nauséabondes des écuries, qui poussent dans chaque coin et recoin dans la ville, annoncent l’approche de la fête du sacrifice.

Ici, la fièvre du mouton commence doucement à battre son plein. Les abris de fortune dans lesquels on trouve des moutons de tous gabarits accueillent les premiers curieux, prétendus ‘’acheteurs’’.

Les prix varient entre 35.000 à 45.000 DA, pour une petite brebis et entre 50.000 à 70.000 DA, pour un gros bélier ». L’effervescence règne déjà dans les divers hangars à travers la ville et elle le sera davantage dans les jours à venir. Les points de vente habituels dédiés uniquement à la vente des moutons sont prisés par les acheteurs plutôt aisés.

Pour d’autres, à l’exemple de ce père de famille, qui nous atteste : « Contrairement au nord du pays, ici au Sud, c’est la galère pour trouver un mouton car les prix du mouton sont de plus en plus cher cette année, et dépassent largement les bourses des familles moyennes », confie-t-il. « Je préfère, souligne de son côté si Brahim, père de six enfants, faire pour cette année l’impasse sur le mouton.

Toutefois, si le vendeur accepte que je le paye par tranches, je me permettrais d’acheter une toute petite brebis, juste de quoi satisfaire mes enfants », ajoute-t-il.

« Avant d’avoir des enfants, j’achetais le mouton sans voir le prix, mais ces dernières années, je me suis rabattu sur les moutons les moins chers possibles ou la viande de volaille », conclut-il. Mais malgré les prix et les dépenses de plus en plus onéreuses, certaines familles ne peuvent se priver, quoi qu’il en soit, d’acheter le mouton de l’Aïd.

« Dépenser pour l’achat d’un mouton par an est une tradition, les enfants attendent cette fête avec impatience », nous confie une mère de famille. Cependant, beaucoup de parents se plaignent de la cherté des prix. Souvent, certains ménages font souvent des crédits pour ne pas priver leurs enfants du plaisir de cette fête.

Si certaines familles règlent leurs problèmes grâce aux crédits, d’autres n’arrivent pas à s’en sortir et joindre les deux bouts en accumulant frais de l’électricité, de l’eau, des vacances, de la rentrée scolaire et de l’Aïd.

Malheureusement, certains vendeurs, « des intermédiaires pour la plupart », profitent de l’aubaine pour imposer leurs prix. Résultat, de plus en plus de familles s’endettent et font des sacrifices pour faire plaisir aux enfants.

« Il faut savoir que l’achat d’un mouton à l’occasion de l’Aïd el-Kébir est une tradition solidement ancrée dans les habitudes du monde musulman », affirme néanmoins un imam et sociologue à Ghardaïa.

Dans ce genre de fêtes religieuses, les familles dont les ressources financières sont limitées se retrouvent dans une situation pour le moins délicates.

Elles sont obligées de s’endetter pour faire plaisir à leurs enfants et avant tout à leur entourage. Les parents se sentent, par conséquent, malheureux alors qu’à l’origine, l’Aïd el-Adha est une occasion de bonheur même pour les plus pauvres. 

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