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Ghania Eddalia à Tizi-Ouzou : « L’Etat s’est toujours impliqué dans la prise en charge des handicapés »

5 septembre 2018 | 20:33
Ghania Eddalia Saïd Tissegouine

Si l’Etat algérien a toujours manifesté un respect absolu à l’endroit des handicapés, et ce en conformité stricte avec les grandes valeurs musulmanes et de l’universalité, il n’en demeure pas moins que cette frange de la société souffre encore de grands manques, pourtant nécessaires à son épanouissement réel et effectif.

Cette triste réalité a été mise à nu, ce mercredi encore, à l’occasion de la visite de travail et d’inspection de la ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, à Tizi-Ouzou. Signalons d’emblée que la ministre, à son arrivée à Tizi-Ouzou, a pris la direction de Ouaguenoun où elle a visité le centre psychopédagogique local. De Ouaguenoun, elle a pris la direction d’Aït-Oumalou, daïra de Tizi-Rached, à l’effet de visiter le centre médicopédagogique, avant de retourner à Tizi-Ouzou où elle a consacré sa visite à l’école primaire Mohamed-Mimoun qui a ouvert deux classes spéciales, c’est-à-dire pour les enfants trisomiques et autistes. Au niveau de ces trois établissements, il y a un manque à gagner tant en ressources humaines qu’en matériel adéquat à l’enseignement de ces enfants handicapés.

En effet, à Ouaguenoun, si le centre psychopédagogique est une architecture haut de gamme, en revanche il y a un déficit criant en psychopédagogues. Selon la directrice de cet établissement, ils ne sont que trois spécialistes à assurer leurs compétences à l’endroit des 139 enfants pris en charge, alors que les besoins réels sont d’une vingtaine d’enseignants. Ce sont de simples psychologues, recrutés dans le cadre des formules PID (programme d’insertion des diplômés) qui comblent la lacune. Le chef de service des personnels pédagogiques de cet établissement, Mme Akla Radi, a déclaré au Jeune Indépendant que ces enseignants recrutés dans le cadre de la formule PID n’hésitent pas à remettre le tablier dès qu’ils trouvent un emploi rémunéré selon leur statut d’universitaire. Il en est de même pour les personnels recrutés dans le cadre du DAIP (dispositif d’aide à l’insertion professionnelle) et du DAIS (dispositif d’aide à l’insertion sociale). Il faut noter qu’un bénéficiaire du PID perçoit un salaire mensuel de 9 400 DA.

Avec la formule du DAIP le salaire est de 1 500 DA et selon la formule DAIS il est de 5 400 DA. Pour une telle rémunération, les travailleurs se montrent peu enclins à faire carrière dans le secteur. Le rendement est également loin d’être celui espéré. Et pourtant, le centre psychopédagogique de Ouaguenoun compte 139 enfants handicapés. Les enfants trisomiques sont au nombre de 28, ceux autistes au nombre de 30 et les attardés mentaux sont 81. Par sexe, les chiffres nous renseignent que 46 sont des filles et 93 des garçons. L’établissement compte un régime d’internat dont 19 élèves bénéficient et un régime de demi-pension pour 120 enfants.

A Aït-Oumalou, si le personnel d’encadrement est en nombre suffisant, en revanche l’infrastructure d’accueil laisse à désirer. Le bâtiment est une ancienne construction et est situé juste au bord de la route. Rien que pour le bruit des moteurs de véhicules de passage, il est difficile de se concentrer sur le cours. A l’école primaire Mohamed-Mimoun de Tizi-Ouzou, la situation des enfants handicapés évoluant dans deux classes spéciales n’est guère mieux. Les enseignantes en charge de ces enfants ne sont pas des psychopédagogues.

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