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Les mandataires des marchés de gros en sont responsables

Fruits et légumes : ça flambe

8 août 2019 | 00:41
Lilia Aït Akli

Les fêtes de l’Aïd riment toujours avec flambée des prix des produits alimentaires. C’est donc sans surprise que la quasi-totalité des produits agricoles sont passés du simple au double, voire au triple.
Le consommateur ayant pris l’habitude de ces augmentations « conjoncturelles » ne se pose plus la question et s’adapte à la situation, alors que le marché ne répond à aucune logique.La sentence est sans appel.
Les commerçants que nous avons rencontrés lors d’une virée dans certains marchés de la capitale pointent du doigt les mandataires des marchés de gros. « Ce sont eux qui sont derrière ces augmentations.
A l’approche de chaque fête, notamment l’Aïd, ils revoient les prix à la hausse », nous a fait savoir un marchand de fruits et légumes à Rouiba, dans la banlieue est d’Alger. « Je suis obligé d’acheter même si les prix augmentent pour que je puisse vendre à mon tour », a-t-il affirmé, car dit-il, d’autres le feront.
Selon lui, dans les marchés de gros, une augmentation de 30 à 40 DA est constatée sur certains produits en comparaison des jours passés. Les navets, les carottes et la courgette, des légumes indispensables pour la préparation des plats traditionnels les jours de l’Aïd, sont proposés à 100 DA. Son voisin, marchand de fruits, propose une marchandise, quoique de bonne qualité, à des prix très élevés. Les fruits sont désormais inaccessibles pour les ménages dont l’érosion du pouvoir d’achat s’accentue. Le raisin est proposé à 300 DA et la nectarine à 250 DA. Sur les étals du marché Ali-Mellah, les prix affichés des fruits et légumes, soigneusement présentés par les commerçants, ne dérogent pas à ce qui est devenu une règle. Alors que le prix de l’indispensable tomate oscille entre 40 et 80 DA, le poivron et le haricot vert sont affichés respectivement à 80 et 200 DA. Pour ce commerçant, qui a pris le temps de nous expliquer le pourquoi de cette hausse, ce sont les mandataires du marché de gros qui sont derrière cette augmentation. A en croire ses dires, ces derniers font la pluie et le beau temps sur le marché. « Sur le marché de gros la carotte est vendue à 90 DA, à combien vais-je la revendre moi ? », s’est-il interrogé, avant de nous signifier qu’il épuise la marchandise qu’il avait acquis avant cette flambée. Selon ses affirmations, il faut encore s’attendre à une augmentation des prix à deux jours de cette fête religieuse. Ce qui ne rassure pas le consommateur qui devient la « proie » facile des commerçants qui imposent leur diktat, devant l’absence totale de contrôle. Car au moment où le marché ne connaît aucune perturbation en matière de disponibilité, d’approvisionnement et de distribution de ces produits, aucune raison ne justifie cette hausse des prix.
Lilia Aït Akli

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