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Forum international sur la tolérance à Ghardaïa

3 novembre 2018 | 21:53
Aissa Hadj Daoud

Le coup d’envoi de la dixième édition de la rencontre internationale sur la Tariqa E’Cheikhiya Sidi El-Hadj Bahous, imam et patron du mausolée de la ville de Metlili, a été donné mardi matin à l’université de Ghardaïa par le wali Azzedine Mechri.

A l’instar des autres colloques culturels instaurés par le ministère des Affaires religieuses, cette manifestation culturelle rappelant l’Histoire a pour but la sauvegarde et la valorisation du patrimoine historique pour assurer sa continuité, son rayonnement et surtout son développement dans le cadre du patrimoine riche dont jouit l’Algérie. Selon le programme du commissaire de ce colloque, Hamza Sid Cheikh, quelque 20 personne sont intervenues sur la grande scène de la belle université de Ghardaïa pour célébrer cet événement de l’histoire avec un programme très riche dont la particularité, pour cette 2e édition, sont les nouveaux textes puisés dans notre patrimoine culturel et historique et surtout avec la participation de très nombreux invités d’honneur qui ont participé pour la première fois à une conférence algérienne.

Ce sont donc près de 800 adeptes de la Tariqa Echeikhiya Sidi El-Hadj Bahous qui se sont réunis à Ghardaïa du 30 octobre au 1er novembre à l’occasion du 2e Forum international de la Tariqa. Ils sont venus honorer la mémoire du vénéré Cheikh Sidi El-Hadj Bahous , mais aussi se recueillir, prier et échanger sur l’avenir de cette confrérie soufie.

Venant de l’intérieur du pays, du Maroc, de Tunisie et même d’Iraq, ces adeptes de la Tariqa Echeikhiya, avec à leur tête cheikh Sidi Hamza Bouamama, le petit-fils du Cheikh Bouamama, « de son vrai nom Mohammed ben Larbi ben Cheikh ben Horma ben Mohammed ben Brahim ben Attaj ben Sidi Cheikh Abdelkader, né en 1833 à Ksar El-Hammam El-Foukani au Maroc, dans la partie ouest de Figuig et mort le 7 octobre 1908 », se sont donné rendez-vous à l’université de Ghardaïa à l’occasion de leur deuxième forum international. Maîtres soufis, savants, chercheurs ou simples disciples sont venus de plusieurs horizons pour honorer la mémoire du vénéré Cheikh Sidi El-Hadj Bahous, fondateur de cette confrérie au XVIIIe siècle. Ils sont venus se recueillir, réciter des versets du Coran, déclamer des panégyriques du Prophète Sidna Mohamed (Le grand salut d’Allah sur lui) et participer à des conférences, notamment sur l’avenir de la confrérie.

C’était aussi une occasion pour « renforcer leur appartenance à la Tariqa Echeikhiya Sidi El-Hadj Bahous et réfléchir, de manière collective, à l’avenir de la confrérie et à la promotion d’un islam tolérant », a indiqué à la presse Cheikh Sidi Hamza Bouamama dans une brève allocution où il n’a pas manqué non plus d’évoquer le combat acharné qu’avait mené son grand-père, le mystique Cheikh Bouamama, contre l’occupation française.

Le conférencier irakien Anas Mahmoud El-Aissaoui, imam et conservateur du mausolée Cheikh Abdelkader Jilani en Iraq, a déclaré pour sa part, : « Je suis en Algérie parce que j’aime ce pays et c’est le pays où repose notre Cheikh Sidi El-Hadj Bahous et de ce pays il a appris et fondé sa Tariqa que nous suivons aujourd’hui. D’où la place que Sidi El-Hadj Bahous occupe dans ce pays, dans nos cœurs et dans le cœur de tous les soufis du monde ». Evoquant la décennie noire qu’a traversée l’Algérie, indiquant que l’extrémisme donne aujourd’hui une image erronée de l’Islam qu’on associe arbitrairement à la violence. Ajoutant que, grâce à la réconciliation nationale établie par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, l’Algérie a retrouvé sa quiétude et sa sérénité. Et la zaouïa (confrérie) peut aussi jouer un rôle très important pour dissiper cet amalgame et

corriger l’image de cette religion basée sur la tolérance, l’ouverture et la paix. À Ghardaïa, dit-il, la Zaouia Sidi El-Hadj Bahous, cette confrérie qui revendique plusieurs milliers d’adeptes à travers le monde, en particulier en Afrique, entend aujourd’hui, à travers l’organisation de ce forum international de sa Tariqa, renforcer son rôle de rempart contre l’obscurantisme et aspire à faire face à la montée de l’extrémisme religieux et au terrorisme.

Et d’ajouter : « La prolifération des violences confessionnelles alimentées par des courants radicaux qui cherchent à répandre leurs thèses destructrices auprès des populations, en profitant du manque d’éducation et d’encadrement religieux, rend nécessaire « la dynamisation du rôle du soufisme dans la dissémination de la sécurité spirituelle et la diffusion des valeurs d’amour et de concorde, loin du fanatisme et de la haine. » Pour finir, le conférencier a affirmé que les liens entre l’expérience soufie et le vécu spirituel de la Oumma sont une constante historique et souligne que les racines du soufisme à travers le monde remontent au IVe siècle de l’hégire.

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