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Flou total au FLN : Ould Abbes SG ou pas ?

21 novembre 2018 | 19:40
FlnOuld Abbes FLN Hocine Adryen


Après le retrait plus ou moins énigmatique du SG du FLN, Djamel Ould Abbès, la situation au sein du parti prête à la confusion et à un flou général.
Selon des sources internes, Djamel Ould Abbès s’apprête à formaliser sa démission dans les jours à venir et à procéder, dans la foulée, à l’installation une direction collégiale qui sera chargée uniquement de préparer un congrès extraordinaire du parti pour désigner le nouveau SG, ajoute-t-on encore. Ce directoire sera élargi à deux ex-ministres pour gérer les affaires du parti. Une semaine après avoir été victime d’un malaise cardiaque, l’ex-SG du FLN Djamel Ould Abbès s’est rendu hier matin à l’hôpital militaire de Ain Naadja pour un nouveau contrôle médical consécutif à son malaise cardiaque de la semaine dernière. Forcé au repos pour une période de 45 jours, Ould Abbès doit désormais suivre un traitement approprié et rigoureux.


Or, cette situation inédite continue de provoquer de vagues au sein du parti et particulièrement au sein du bureau politique dont l’un des membres, Ahmed Boumehdi, n’arrête pas de crier à qui veut l’entendre que Ould Abbès continue à gérer les affaires du parti même de chez lui.


Dans une déclaration mardi au quotidien en langue arabe Al-Araby Al-Jadid, Boumehdi accuse l’agence officielle APS et lui demande de révéler « la source officielle » à laquelle elle s’est référée pour annoncer la démission de Djamel Ould-Abbès. Il se demande comment cette agence s’est permis de publier une telle annonce, alors que ni le SG ni les instances de direction du parti n’ont annoncé une telle décision. Boumehdi insiste sur le fait que Ould Abbès n’a pas démissionné et qu’il est toujours en convalescence « mais en continuant à suivre normalement les activités du parti ».


Le membre de la direction du FLN pointe des conspirateurs de l’ombre : « Ils ne pourront pas écarter un homme et en imposer un autre à sa place de cette façon. Mouad Bouchareb (président de l’APN et président de la direction collégiale du FLN, ndlr) ne sera pas SG car le parti est régi par un règlement intérieur et des statuts » a-t-il tenu à préciser.


Boumehdi rappelle également que les statuts du FLN stipulent clairement qu’en cas de vacance du poste de SG, « celui-ci est remplacé par le membre du bureau politique le plus âgé, jusqu’à la tenue de la réunion du comité central pour élire ou cautionner un nouveau secrétaire général ».


Autre aveu. Celui de l’ex-coordinateur du bureau politique Abderrahmane Belayat, qui jure ses grands dieux que Djamel Ould Abbès n’a pas démissionné. Belayat parle d’une « éviction » afin de ramener la stabilité au sein de l’ex-parti unique. Dans un entretien au quotidien arabophone El Khabar, Belayat estime que la décision d’écarter Ould Abbès a été prise en haut lieu sur la base de rapports démontrant l’état chaotique dans lequel se trouve le FLN.


« Il est clair que la Présidence est intervenue pour mettre fin à la situation de pourrissement qui règne au sein du parti et pour mettre un terme aux


agissements de Ould Abbès en dehors du cadre réglementaire du parti. Cet homme a malmené le parti et a porté atteinte à son image à travers ses positions et ses déclarations, à la veille de la grande échéance électorale qu’est la présidentielle de 2019 », affirme Abderrahmane Belayat. Ce dernier assure que tout le monde au sein du FLN « applaudit l’éviction de Djamel Ould Abbès », en ce sens que sa gestion a été décriée à tous les niveaux et dans toutes les structures.


L’arrivée de Mouad Bouchareb à la tête du FLN n’est pas une si mauvaise chose, estime Belayat, précisant qu’on a fait appel à l’actuel président de l’APN « provisoirement ». Belayat considère que le règlement des conflits qui secouent le FLN « ne pourra se faire qu’à travers la mise en place d’une direction pour redresser le parti, avec une feuille de route claire et précise ». Il reconnaît que la désignation de Bouchareb provisoirement a été dictée par les exigences du moment : « Si la Présidence a pris sur elle le redressement du parti, c’est en raison de l’absence totale du comité central qui ne s’est pas réuni depuis deux ans » ajoute Abderrahmane Belayat, qui assure qu’il ne dicte à personne sa ligne de conduite ni qu’il cherche à imposer son point de vue. Il estime cependant qu’il est impératif que les textes régissant le fonctionnement et les activités du parti soient respectés. Pour lui, c’est la seule manière pour le FLN de rester fort et actif.

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