Articles similaires

Nationale

#TITRE

574

Flambée des prix des fruits et légumes

4 novembre 2018 | 22:11
production Aziza Mehdid


Les prix des fruits et légumes ont connu cette année une hausse croissante jamais enregistrée auparavant. Elle est surtout inquiétante pour les ménages aux revenus moyens car elle érode davantage leur pouvoir d’achat. Après une courte période de stabilité notée aux mois de juillet et d’août, les fruits et légumes affichent, encore une fois, une augmentation sensible, allant de 25 à 30 dinars le kilogramme.


Selon les panneaux d’affichage des prix du marché de proximité de Chéraga, la pomme de terre, aliment incontournable pour les ménagères algériennes, est cotée à 80 DA/kilo. Quant à la tomate, elle aussi ne déroge pas à la règle, affichant un prix de 180 DA/kilo. Les navets et les carottes sont cédés à 100 DA. Les fenouils, dont les premières récoltes ont été effectuées durant le mois écoulé, affichent un prix unitaire de 120 DA. Concernant les haricots verts, les poivrons et la laitue, les pancartes dressées indiquent pas moins de 200 DA le kilo. Les fruits, quant à eux, sont devenus un luxe et seules les familles nanties peuvent se permettre de s’en approvisionner quotidiennement. Les petites bourses, pour leur part, sont contraintes de s’en priver. Certains commerçants imputent l’exorbité des coûts à la rétention des stocks de produits agricoles aux fins de faire de la spéculation.


Etant donné qu’il est du ressort du secteur de l’agriculture d’assurer la disponibilité des produits agricoles et de celui du commerce de se charger de la régulation des prix, il semblerait que ces deux secteurs soient responsables de ces prix qui échappent à toute maîtrise dans les marchés de proximité.


Le ministère du Commerce ne fixe pas les prix


Contacté hier par nos soins, le président de l’Association nationale des commerçants et artisans (ANCA), Hadj Tahar Boulenouar, justifie l’instabilité des prix des produits agricoles par plusieurs facteurs, dont l’arrivée de la période dite « creuse ». La période transitoire entre l’automne et l’hiver connaît en effet une production nationale très réduite en fruits et légumes, explique-t-il. Il y a aussi le facteur lié à la demande nationale qui est plus importante avec la rentrée sociale, accompagnée de la reprise en force de l’activité commerciale du domaine de la restauration ainsi que de celle des cantines dans les établissements scolaires et universitaires, ajoute M. Boulenouar. Il souligne que les intempéries impactent également négativement la collecte des produits agricoles, provoquant ainsi un manque de marchandises dans les marchés de gros. Interrogé sur la persistance de cette situation depuis des années, le président de l’ANCA a estimé que l’Etat vient tout juste de commencer à s’intéresser au secteur agricole en lui accordant la place qui lui sied dans l’économie nationale. De ce fait, il lui faudra des années pour pouvoir relancer convenablement ce secteur et le mener à maturité. Il a indiqué que c’est la disponibilité des produits qui permettra de maintenir une certaine stabilité des prix et éviter a toute anarchie. Comme solution, l’intervenant suggère un triptyque consistant à encourager la culture sons serres, à multiplier les marchés de proximité – 500 marchés sont prévus à l’échelle nationale – et à réaliser des unités de transformation agroalimentaire. Il a rappelé, à ce titre, l’impératif d’impliquer les opérateurs privés afin qu’ils investissent dans ces créneaux.


M. Boulenouar a relevé que le ministère du Commerce ne peut pas intervenir en fixant les prix, d’autant plus que l’adhésion de l’Algérie


à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) est une réalité irréversible. A ses yeux, le prix de ces produits obéit à la seule règle de l’offre et de la demande.


Cependant, le président de l’Association nationale des commerçants rassure les consommateurs qu’avec l’entrée du marché des légumes du grand Sud, notamment El-Ménéa et El-Oued, les prix vont assurément baisser à compter de la mi-novembre. En attendant « la maturité de notre agriculture », le consommateur continuera à payer à prix d’or la facture des denrées alimentaires les plus essentielles et peinera à arrondir ses fins de mois.

Commentaires

    Horaire des prières / ALGER
  • Fadjr: 0
  • Dhohr: 0
  • Assr: 0
  • Maghreb: 0
  • Isha': 0
  • Agenda Officielle

Hello Algeria

Hello Algeria

SONDAGE

Etes-vous pour ou contre l’utilisation de la vidéo dans la coupe du monde de football ?

Facebook

Twitter