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Federica Mogherini en visite à Alger

11 novembre 2018 | 22:32

L’Algérie et l’Union européenne (UE) tiennent aujourd’hui à Alger la 2e session de leur dialogue de haut niveau sur la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Cette session est destinée à développer leur coopération pratique pour répondre aux défis posés par le terrorisme et la radicalisation.

La nouvelle session de ce dialogue lancé en octobre 2017 à Bruxelles sera coprésidée par le ministre des Affaires étrangères (MAE), Abdelkader Messahel, et la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, qui effectue sa troisième visite à Alger après celles de septembre 2015 et d’avril 2017.

La nouvelle rencontre s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la "collaboration" et du" dialogue régulier" entre l’Algérie et l’UE sur les thèmes identifiés lors de la première session, à savoir : la sécurité régionale, la lutte contre le terrorisme et la déradicalisation, y compris dans l’optique de la mise en œuvre des priorités de partenariat conclues entre l’UE et l’Algérie en mars 2017.

Le chef de la diplomatie européenne avait réitéré, à l’issue du premier dialogue de haut niveau UE-Algérie tenu à Bruxelles, la détermination de l’Union à voir se matérialiser "pleinement" le potentiel de la coopération sécuritaire avec l’Algérie qu’elle considère comme "un partenaire régional majeur de l’UE".

Pour les Européens, l’Algérie jouit d’une expérience mondialement reconnue en matière de lutte contre le terrorisme et pourrait apporter à l’UE une expertise avérée en la matière. A Bruxelles, on sait que notre pays a accompli un travail considérable pour sécuriser ses frontières et joue un "rôle de premier plan" dans la stabilisation de la région. Des moyens humains et matériels colossaux ont été mobilisés tout le long des bandes frontalières sur des milliers de kilomètres, notamment dans des régions qui font face à des tensions sécuritaires et politiques, ou aux hordes terroristes et à la criminalité et la contrebande transfrontalière.

Il est clair que l’UE devrait songer à faire un appui conséquent aux efforts algériens, comme elle l’a fait pour d’autres pays, comme la Turquie qui faisait face aux

phénomènes de l’émigration clandestine.

Depuis plusieurs années, l’Algérie apporte une contribution importante dans la lutte contre le terrorisme et à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment au Sahel, à travers la sécurisation de ses frontières et en s’appuyant sur sa diplomatie engagée, en tant que pays voisin, dans la conduite d’une médiation internationale au Mali ponctuée par un accord de paix et de réconciliation nationale et l’appui aux efforts visant à stabiliser la Libye.

D’ailleurs, l’UE reconnaît cet effort algérien dans la stabilisation de la rive sud de la Méditerranée.

Mais c’est dans le chapitre économique et commercial que les rapports se sont refroidis ces derniers temps. La visite de Mogherini à Alger sera donc une opportunité pour dissiper les malentendus. Ce sont surtout certains dispositifs de l’accord d’association qui posent problème. Alger veut une plus grande implication de l’UE dans les IDE et un appui dans les segments hors hydrocarbures. Une aide européenne en matière de diversification de l’économie algérienne est la bienvenue, d’autant que le contexte est favorable avec la chute des cours du pétrole et le déclin des recettes. Bien que des officiels européens évoquent des relations « bilatérales denses et globales », le constat actuel, pour beaucoup d’observateurs et d’experts, n’est pas reluisant. La crise économique et les mesures d’austérité prises par le gouvernement algérien, notamment en matière d’importation des produits européens, ont influé sur l’état de ces relations commerciales. De plus, les questions liées à la circulation des personnes et l’octroi de visas sont souvent remis au tapis et font l’objet de négociations.

Pour rappel, l’Algérie et l’UE ont réaffirmé, lors de la précédente session, leur volonté de faire en sorte que "toutes mesures relatives à leurs échanges commerciaux soient prises dans le respect de l’Accord d’association", soulignant que cet accord "intègre des mécanismes permettant de tenir compte des difficultés économiques rencontrées par l’une ou l’autre partie".

Le partenariat multiforme entre l’UE et l’Algérie couvre également de nombreux autres domaines, en témoigne l’adhésion de l’Algérie au Partenariat sur la recherche et l’innovation dans la région

méditerranéenne (PRIMA) et le lancement de la coopération dans le domaine de la Protection civile et la gestion des risques majeurs.

L’UE et de l’Algérie ont affirmé, par ailleurs, leur volonté de "dynamiser" leur dialogue de haut niveau en matière énergétique, afin de "renforcer la sécurité énergétique, consolider leurs échanges et promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique".

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