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FIA-2018:Morosité du climat des affaires

12 mai 2018 | 22:32
Algérie Aziza Mehdid

La 51e édition de la Foire internationale d’Alger 2018 (FIA-2018) qui s’est tenue sur six jours au palais des Expositions se clôture ce samedi. Coïncidant avec le week-end, les derniers jours de cette manifestation ont draine beaucoup de visiteurs toutes catégories confondues. Malgré ce constat, il faut dire que le fait qui a marqué ce rendez-vous économique d’envergure mondiale est la baisse très sensible du nombre des exposants qui a atteint à peine 704 opérateurs économiques, dont 413 nationaux et 269 étrangers. C’est notamment la participation étrangère se résumant à 25 pays qui a été affectée par cette diminution. En parcourant les stands allemand, français, italien, espagnol les représentants des différentes entreprises parlent d’un climat d’affaires décourageant, évoquant à l’unanimité la règle 51/49 qui entrave toute volonté de venir investir en Algérie, et ensuite la toute dernière décision concernant la suspension de certains produits à l’importation. La représentante de la CADEFA (Club d’Affaires pour le développement des entreprises françaises en Algérie), qui nous a accueilli sur place, a expliqué que beaucoup d’opérateurs français qui s’intéressaient à cette manifestation ont préféré ne pas y être, car ils ne peuvent pas même vendre leurs produits au marché algérien depuis la mise en vigueur de la mesure commerciale interdisant l’importation de quelques produits.

C’est également le cas de l’espace allemand où les représentants des trois entreprises participantes ont exprimé clairement leur grand étonnement quant à l’absence de beaucoup d’opérateurs ce qui, selon eux, témoigne de la non attractivité du marché algérien. Du côté des autorités algériennes chargées d’améliorer le climat des affaires en Algérie, les choses s’inscrivent aux antipodes de la réalité telle que relatée par les opérateurs économiques étrangers. Si l’on se fie aux dires du représentant de l’Agence nationale du développement de l’investissement (ANDI), les choses vont à merveille ! Notre interlocuteur qui refusait de déclarer quoi que ce soit sous prétexte qu’il n’est pas le chargé de la communication, a fini par nous recevoir tout en gardant l’anonymat. A propos de l’affluence des hommes d’affaires intéressés par l’investissement en Algérie, il a fait savoir que leur stand reçoit beaucoup de visiteurs désirant créer, étendre ou réhabiliter leurs entreprises. Les prétendants d’origines syrienne, indonésienne, jordanienne et saoudienne se dirigent à l’espace ANDI en vue de se renseigner sur les avantages fiscaux et parafiscaux afférents à toute démarche d’investissement. En réponse à la question liée à la règle 51/49, notre interlocuteur a estimé qu’elle ne présente aucun problème pour les investisseurs étrangers, tentant de justifier qu’elle ne vise qu’à préserver la souveraineté économique nationale. Il a nuancé que les véritables problèmes rencontrés souvent signalés par les investisseurs sont ceux relatifs au foncier et au financement.

Le rôle de l’ANDI consiste, dans ce cas-là à accompagner et à orienter ses clients dans la phase de réalisation de leurs projets puis dans la phase de l’exploitation, précise-t-il. Devant cette contradiction qui empreint le climat des affaires en Algérie, les observateurs s’interrogent sur l’utilité d’organiser tout le long de l’année des rencontres visant à promouvoir la coopération avec divers partenaires ; ils se posent même des questions sur la bonne volonté du côté des autorités algériennes de développer et diversifier l’économie nationale.

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