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Expectative en attendant le sommet de l’OPEP

18 mai 2017 | 14:04
H. Rabah

C’est une légère hausse, mais les cours du brut semblent vouloir se stabiliser. Car le marché ne veut plus prendre des risques, ni maintenant ni après. C’est l’objectif de l’Algérie. Le ministre de l’énergie, Noureddine Boutarfa, travaille d’arrache-pied pour maintenir le cap engagé à Alger en septembre 2016.

Même les Russes et les Saoudiens, qui dominent le cinquième de la production mondiale, sont sur la même longueur d’onde, alors que les deux mastodontes de la production ont annoncé leur volonté de reconduire l’accord de réduction de la produc- tion signé l’an dernier à Vienne.

Pourtant, cette annonce a secoué le marché tombé en désuétude et les cours ont enre- gistré des bonds. Mais cela n’a pas pour autant créé une dyna- mique ou provoqué le choc tant espéré.

Dans les milieux des affaires pétrolières, on attend deux évé- nements majeurs, susceptibles de réaliser l’équilibre des mar- chés d’une manière durable.

D’abord, la publication des estimations sur l’état des stocks et de la production américains, véritable référence mondiale sur les places boursières. Ensuite, le sommet de l’OPEP prévu la semaine prochaine dans la capitale autrichienne et dont un point à l’ordre du jour est particulièrement surveillé, celui des niveaux ou des seuils des quotas aux pays membres et aux partenaires non affiliés au cartel.

Les investisseurs ne veulent plus prendre des risques avant les chiffres hebdomadaires sur le niveau de l’offre aux Etats- Unis, dont le Département de l’Energie devrait confirmer ou non les estimations défavo- rables de l’Américan Petro- leum Institute (API) sur les stocks et les réserves. C’est en fin de soirée que ces chiffres seront diffusés et cela va avoir des répercussions sur les cours.

Pour les spécialistes, les investisseurs cherchent des signes de résorption de l’offre mondiale. Selon l’agence Bloomberg, on table sur une baisse des réserves de brut de plus de 2,6 millions de barils, de celles d’essence d’un million de barils et d’une autre des pro- duits distillés de près d’un mil- lion et demi de barils. Soit des chutes importantes qui ne man- queront pas de se répercuter sur les cours mondiaux.

Or l’API, qui est une fédération du sec- teur pétrolier, s’est montrée moins optimiste et moins enga- geante dans ses propres estima- tions. Plutôt, elle annonce un léger rebond des stocks. Ces contradictions ont pesé sur la prudence des acteurs dans les marchés. Il faudra attendre donc l’annonce officielle du Département US de l’Energie pour trancher sur ces incertitudes.

Concernant le sommet de l’OPEP, les doutes sur l’éventualité d’une reconduction de l’accord de réduction ont été dissipés depuis que Moscou et Riyad ont annoncé leur volonté de prolonger cet accord signé en novembre 2016 à Vienne. Rien ne pourra donc arrêter le cartel dans sa straté- gie de réduire les niveaux mon- diaux de brut.

En renouvelant les plafonds de production appliqués depuis janvier dernier pour une autre durée qui s’étalera jusqu’à juin 2018, l’OPEP et ses partenaires veulent mettre la pression sur les compagnies de schistes US et surtout poursuivre l’effort d’éponger une bonne partie des réserves mondiales de brut.

La politique de « l’éponge », notamment de longue durée, sera efficace, aux dires de plu- sieurs analystes qui pensent que cette « extension des baisses, combinée à la hausse saisonnière de la demande entre le deuxième et le troisième trimestre, devrait déclen- cher un effet de baisse des réserves dans les pays de l’OC- DE ».

C’est aussi la conclusion des experts de BNP Paribas, qui affirment que cette situa- tion va s’accentuer durant l’été. Toutefois, il faudra s’attendre durant ce sommet de l’OPEP à une vive négociation sur les seuils des quotas réservés à chaque pays.

Ocraignait une attitude de défiance de la part de l’Irak, dont le gouvernement veut engranger le maximum de recettes pour financer sa guerre contre les bandes terroristes et poursuivre ses plans de recons- truction du pays.

Or, il semble que Baghdad a changé de ton et veut rester solidaire de la ligne commune exprimée par l’OPEP depuis l’accord d’Al- ger signé en septembre 2016. Pour les observateurs, il reste les cas nigérian et libyen qui posent problème, mais tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques jours, selon des informations émanant des médias spécialisés.

Des tractations en cours devraient permettre aux 13 ministres du Pétrole de signer un nouvel accord historique le 25 mai.
Rappelons que le baril de Brent s’échangeait hier en fin d’après-midi à 51,88 dollars, alors dans la matinée il dépas- sait légèrement les 51,30 dol- lars. Quant au WTI, il valait 48,77 dollars, gagnant quelques cents par rapport aux séances d’ouverture.

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