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Etudiants : Pugnacité et pacifisme, la devise des marcheurs

24 avril 2019 | 03:13
Hirak Aziza Mehdid

Comme chaque mardi les étudiants font preuve d’attachement à leur mouvement de protestation et poursuivent la mobilisation. A Alger, des milliers d’étudiants sont encore sortis hier dans la rue où ils se sont montrés plus radicaux quant à leur refus catégorique du gouvernement en place et leur « dégagisme » ne semble pas faire machine arrière jusqu’à faire tomber toutes les têtes contestées. Ces marcheurs ont fait de la « pugnacité et pacifisme » leur devise. 
Sur les différentes pancartes et banderoles arborées on peut lire : « Non au gouvernement Bedoui illégitime », « The system of mafia will always fail…we want to see them all in jail » (le système de mafia va toujours échouer… nous voulons les voir tous en prison) ou encore « Soundouk lane touchrif âalayhi ayadi khaina » (l’urne ne sera pas confiée à des mains traitres) …
Sur l’évolution du mouvement de contestation au sein des campus, Adnane Chebine, doctorant en sciences politiques, estime que la famille universitaire ne lâche pas prise et continue d’investir la rue chaque mardi. Elle continue, poursuit-il, à jouer son rôle crucial dans le débat sur la situation politique du pays et dans la coordination entre les différentes structures universitaires, en vue de contribuer à la construction de l’Etat de droit. 
« Aujourd’hui, les étudiants mettent l’accent sur le rejet de l’initiative du chef de l’Etat par intérim qui est d’emblée un projet mort-né », dit-il. Par ailleurs, notre interlocuteur a fait observer qu’une « certaine approbation » de quelques personnalités commence à émerger. On parle, entre autres, d’Ahmed Taleb Ibrahimi, Ahmed Benbitour…
A ce titre il précise : « J’ai suivi les propositions de sortie de crise faites depuis le début du mouvement populaire par diverses personnalités nationales. Je pense que parmi ces personnalités les plus en vue à diriger le pays il y a Ahmed Benbitour, car il dispose non seulement d’une expérience dans le domaine économique, mais il propose une feuille de route plus claire pour faire sortir le pays de la crise qui le secoue ».
De son côté, Melissa-Nour, étudiante à l’Ecole supérieure de journalisme, a tenu à rappeler que l’organisation et la coordination entre étudiants et enseignants se font via les réseaux sociaux, ajoutant qu’ils sont de plus en plus déterminés pour faire aboutir leurs revendications qui sont de la même nature que celles du peuple.
Pour ce qui est du dispositif sécuritaire d’habitude impénétrable, hier il était moins draconien. Visiblement, les agents des forces publiques se sont limités à certains accès pour juste sécuriser les lieux des manifestations. Néammoins, ces manifestations pacifiques ont été entachées d’un seul dépassement. Il s’agit du comportement regrettable d’un policier à l’égard de la grande moudjahida Djamila Bouhired, qui l’a chassée alors qu’elle tentait de convaincre les agents de l’ordre de laisser les étudiants manifestants emprunter le tunnel des facultés. Ce dernier, rappelons-le, est interdit aux marcheurs depuis vendredi dernier sous prétexte de mesures sécuritaires. 
Aziza Mehdid

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