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Et le périple de Mme Gabbard en Syrie et au Liban

3 avril 2017 | 20:56
R. I.

Révélation fracassante qui devrait faire couler beaucoup d’encre : Bien avant les récentes déclarations des responsables américains selon lesquels le sort du président syrien n’intéressait plus les Etats-Unis, le président américain Donald Trump avait bel et bien envoyé un message à Bachar al-Assad.

C’est le directeur du journal libanais al-Akhbar Ibrahim Al-Amine qui a révélé ce fait. Selon lui, ce message a été envoyée via Tulsi Gabbard , la membre du Congrès américain pour l’Etat de Hawaï. Ayant soutenu la candidature de Bernie Sanders à la présidentielle américaine, elle a été remarquée par le candidat Trump, qui une fois élue lui a proposé un poste important dans son administration.

Ayant appris que cette femme d’origine indienne avait décidé de venir en Syrie pour s’enquérir de la situation en personne, et de rencontrer M. Assad, il lui a demandé de lui faire part et je cite : « Alors demandez-lui s’il est prêt à communiquer avec nous, et moi je serai disposé à le contacter par téléphone.

Mais qu’il sache que notre collaboration aura pour titre exclusif la lutte contre Daesh. Et il trouvera que la demande de son renversement de son poste n’est pas dans le cadre de mes intérêts et qu’elle finira progressivement par s’estomper dans les médias.

Quant à la reprise des contacts directs et à la suppression des sanctions, ce sont deux choses qui ont besoin de plus de temps. L’important est que nous sachions comment il va se comporter et à quel point il est disposé à collaborer avec nous à l’insu des Russes et des Iraniens. C’est nous qui devrions changer notre politique à l’égard d’Assad et le fait de procéder à le contenir directement serait utile. Cet homme a résisté dans son poste.

En réalité nous devrions œuvrer avec lui si nous voulons affronter Daesh sérieusement ». Dans sa vision de la politique américaine en Moyen-Orient, Trump estime que la politique de son prédécesseur Barack Obama a profondément porté atteinte à l’hégémonie américaine, laissant le champ libre à celle de la Russie. Il pense que son administration se doit de revenir et de participer à la gestion de cette région, surtout dans les deux dossiers irakiens et syriens.

S’engageant à ne pas affronter la Russie, il voudrait surtout assiéger l’Iran et mettre fin aux conséquences de l’accord nucléaire sans toutefois y renoncer. Et il croit que le théâtre syrien est celui de l’entente avec les Russes et les autres.

Al-Amine poursuit : « Trump voit que Daesh constitue le danger principal pour tous.
Il est persuadé que l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie sont impliqués dans son soutien et dans l’appui à toutes les branches d’Al-Qaïda.

Malgré sa haine pour l’Iran, il croit que ce pays est le plus sérieux dans son combat contre Daesh. Il ne veut pas seulement opérer un changement crucial, mais changer radicalement de stratégie. Il croit que l’important est de se concentrer sur Daesh et d’ignorer les autres buts dont celui de renverser Assad ».

Les pressions de l’ambassade américaine à Beyrouth

Or la visite de cette sénatrice d’origine indienne ne s’est pas faite sans embuches. Elle reflète surtout la nature et les moyens déployés par des cercles d’influence américains contre ce genre de démarche. De concert, certains d’entre eux ont lancé une campagne pour la dissuader de faire cette visite : la CIA, la FBI, voir même du secrétariat d’état pour les Affaires étrangères.

Même l’ambassadrice des Etats-Unis au Liban, Elizabeth Richard a pris part à cette campagne et a déployé tous ses efforts pour influer sur les termes de sa visite, en délimitant les rendez-vous à fixer, et en imposant certaines restrictions.

Quant bien Mme Gabbard a refusé en vrac toute son ingérence dans son programme, elle a tenté de nouveau en mettant de l’avant la présumée dangerosité de la situation au Liban, proposant que la sénatrice passe ses nuits dans l’ambassade américaine.

Face à un énième refus, la troisième tentative a été confiée aux responsables sécuritaires de l’ambassade, lesquels ont essayé d’imposer des conditions : sur les services sécuritaires libanais qui devraient l’accueillir et l’escorter, em précisant les zones rouges qu’elle ne devrait surtout pas visiter, celles oranges, visitables exclusivement la journée et celles en vert, ouvertes de jour comme de nuit.

Des numéros de téléphone ont été donnés aux assistants de Mme Gabbard en cas d’urgence, avec une petite remarque : « nous avons des unités déployés partout au Liban en cas de nécessité ».

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