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Encore une fausse polémique

6 février 2019 | 20:29
EducationBenghabrit Mohamed Nazim Aziri

Décidément, les détracteurs de la ministre de l’Education nationale ne ratent aucune occasion pour créer une nouvelle polémique dont se passeraient volontiers la société algérienne et l’école de manière particulière. Après l’épisode de l’enseignement en arabe algérien, la fausse information sur la suppression de la basmala des manuels scolaires, voilà qu’une nouvelle polémique agite les parents et leurs enfants, au grand bonheur de ceux qui continuent de faire de la religion un fonds de commerce pour nourrir leurs ambitions politiques, sous prétexte de défendre l’islam.

A l’origine, une déclaration de la ministre de l’Education nationale, Nouria Benghebrit sur un incident survenu dans l’enceinte de l’Ecole internationale algérienne de Paris qui, rappelons-le, s’est distinguée en 2018 par un score de 100 % de réussite à l’examen du baccalauréat. On reproche à l’administration de cette école d’avoir interdit à une élève d’accomplir sa prière « de manière très ostentatoire » dans la cour de l’établissement.

Des faits dont nous connaissons, d’ailleurs, très peu les détails. Mais est-ce pour autant suffisant pour accuser et l’administration de l’école et la tutelle d’être contre l’accomplissement d’un pilier de l’islam alors que cette même école dispose dans ses programmes plusieurs chapitres sur l’enseignement des préceptes de notre religion, dont la prière, et ce conformément au programme éducatif algérien ? La réponse est négative, n’en déplaise à certains médias qui font usage de raccourcis dangereux sur ce sujet sensible. Il faut aussi se rendre à l’évidence : ce n’est vraisemblablement pas la religion qui pose problème à la tutelle et à cette école, qui plus est porte le nom de Malek-Bennabi, un grand penseur de l’Islam et de la modernité, mais plutôt ceux qui ont une compréhension erronée d’un islam qui sacralise autant le culte que le savoir.

Cela sans oublier qu’un établissement scolaire a d’abord et surtout pour vocation l’enseignement de plusieurs matières avec obligation de résultat. L’école algérienne ne s’inscrit pas en opposition aux valeurs de la nation ni à celles de l’islam, protégé par la Constitution algérienne, mais doit-elle pour autant servir naïvement de relais aux idéologies radicales qui instrumentalisent la foi et représentent un danger pour les jeunes dans un âge très propice à l’endoctrinement ? C’est la problématique de base qui continue et continuera de déchaîner les passions pour reproduire à l’infini une polémique qui n’a pas lieu d’être dans une société qui semble avoir compris les leçons de son passé.

Car au moment où l’école algérienne opère sa réforme en toute sérénité, en faisant face à des défis encore plus décisifs, comme l’optimisation des conditions de scolarisation, le perfectionnement du niveau pédagogique et l’amélioration des programmes scolaires, ce sont toujours les mêmes parties qui trouvent l’occasion de la replonger dans des controverses qui n’avancent la société en rien…

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