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Education : La grève perturbe les écoles primaires

25 octobre 2019 | 19:21
Educationgrève Lynda Louifi

Le secteur de l’éducation nationale n’est pas près de sortir de la zone de turbulences qu’il traverse ces derniers jours. Plusieurs établissements du primaire ont été paralysés la semaine passée par le mouvement de grève auquel a appelé l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (Unpef) et le syndicat national des travailleurs de l’éducation (Snte).

Ces deux syndicats comptent reconduire leur grève au détriment de la scolarité des élèves, qui sera fortement perturbée si la tutelle ne répond pas favorablement aux revendications des enseignants. Avec un taux de suivi de 69,50% à l’échelle nationale, les enseignants du primaire et tous les corps du secteur ont été nombreux mercredi à répondre à l’appel de leur base en vue de dénoncer les conditions « lamentables », dans lesquelles ils travaillent. Un taux satisfaisant selon les représentants de l’Unpef. Privés d’école, les élèves ont été contraints de retourner chez eux. Ce mouvement de grève, selon ce syndicat, intervient « en réponse à l’entêtement du ministère de l’Education qui continue de négliger les revendications de cette tranche de travailleurs ». Notons aussi que plusieurs rassemblements de protestation ont été tenus devant les Directions de l’éducation nationale sur tout le territoire national, ainsi que des assemblées générales dans l’après-midi afin d’évaluer cette action et réfléchir à d’autres plus radicales.

Ce n’est pas tout, la Confédération des syndicats algériens (CSA), qui regroupe une douzaine de syndicats autonomes dont la plupart sont issus du secteur de l’éducation, appelle à une journée de protestation le 28 octobre prochain. Hirak et grèves des syndicats influent fortement sur nos écoles et perturbent la scolarité des élèves qui, eux, n’ont rien à voir avec ce qui se passe sur la scène politique. L’école qui est censé, être un lieu de savoir et d’enseignement devrait être épargnée par tous les conflits.

Malgré tous les désagréments que peuvent causer ces mouvements de grèves au déroulement de la scolarité des élèves, les revendications des enseignants sont légitimes et c’est aux responsables de trouver les solutions possibles sans que cela ait une conséquence sur l’école algérienne. La plateforme de revendications des enseignants tourne autour de la reclassification des enseignants du primaire au même grade que leurs collègues du moyen et du secondaire, ainsi que la diminution du volume horaire des instituteurs. « L’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014, le recrutement de superviseurs afin d’assurer l’encadrement des élèves dans la cour et les cantines afin de permettre aux enseignants de se consacrer à leurs tâches pédagogiques, la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport) », figurent également dans la plateforme de revendications.

Ces protestataires exigent également la révision des programmes pédagogiques pour notamment alléger le poids des cartables, et la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaires pour les régions du Sud. En plus des revendications citées plus haut, l’Unpef réclame la restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions, la réouverture du dossier de médecine du travail et d’ouvrir suffisamment de postes pour la promotion au grade d’enseignant principal et enseignant formateur.

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