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7003

Economie et politique

13 octobre 2015 | 19:52
N. M.

La tripartite qui doit se tenir à Biskra dans les prochaines heures a été préparée avec une attention particulière cette année en raison du contexte tout aussi spécifique qui l’entoure.

Chute des recettes pétrolières, climat politique tendu et récession mondiale. Pour preuve, le gouvernement a su anticiper sur les événements en confirmant ses orientations en faveur des plus démunis comme l’attestent le niveau des transferts sociaux consacrés par la dernière Loi des finances.

Message de sérénité contre anxiété générale chez les Algériens que la presse nationale a sensibilisés aux dangers de la baisse de la rente des hydrocarbures. Pour autant, rien n’est solidement réglé d’avance dans un pays qui n’a toujours pas accédé à l’autosuffisance alimentaire ni promu la revalorisation du travail.

On peut aussi douter des mesures prises contre la dilapidation du denier public parce qu’il ne suffit pas de suspendre la réalisation de projets inscrits pour faire des économies. Il faudra aussi s’appliquer à mieux contrôler le développement en cours alors que la dernière décennie a été marquée par une forte déperdition financière due essentiellement à la faiblesse de notre administration.

La contrefaçon, additionnée à la corruption qui la couvre, a terni les efforts extraordinaires de l’Etat dans le rattrapage en infrastructures. Par ailleurs, le secteur public et l’investissement privé n’ont pas encore su trouver une relation de convergences nécessaire pour assurer la croissance au profit des deux parties.

L’enrichissement des opérateurs non étatiques se fait encore au détriment du trésor public tandis que le Fisc peine à juguler la fraude et l’évasion systématiques malgré les dernières initiatives encourageant le reversement des capitaux dans le circuit légal. La tripartite devra donc encore une fois envisager une stratégie commune en traînant le boulet de l’informel toujours aussi puissant par les pressions que ses lobbies savent exercer sur nos institutions.

C’est pourquoi, nonobstant ce choix judicieux de déplacer la concertation vers le sud algérien qui s’est cru un temps oublié par les gouvernants, les promesses de relance économique par la diversification ne parviendront pas à rassurer grand monde. Des réformes radicales sont attendues contre la sur politisation de la décision économique. Le gouvernement de Sellal osera-t-il s’y mettre ?

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