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Eau, électricité et gaz plus chers en 2017 ?

23 août 2016 | 19:57
Hocine Adryen

Le gouvernement Sellal aurait l’intention d’instaurer encore des hausses sensibles sur le prix des carburants, de l’eau, du gaz et de l’électricité dans la loi de finances 2017. L’heure des choix douloureux a sonné pour le gouvernement dirigé par Abdelmalek Sellal, qui s’apprête à présenter le budget de 2017.

Cette loi, qui sera présentée au Parlement (APN et Sénat) en novembre prochain, n’envisage pas une majoration des prix des produits de première nécessité (pain, huile, sucre, lait…), qui bénéficieront toujours du soutien de l’État.

Le ministre de l’Energie et des Mines, Nourredine Bouterfa, qui déjà donné le ton lors de sa prise de fonction en juin dernier, a fait savoir dans sa première déclaration à la presse que les prix de l’électricité et du gaz « sont appelés à être revus à la hausse ».

Les intentions du gouvernement de mettre un terme aux subventions sur ces produits pétroliers se confirment avec la désignation d’un ministre qui n’a eu de cesse d’appeler les pouvoirs publics à augmenter les tarifs des produits énergétiques.

Le ministre a indiqué, lors d’une visite à Tipasa, qu’ »une hausse des prix des produits énergétiques est complètement exclue pour cette année 2016 ».

« La loi autorise les entreprises Naftal et Sonelgaz à relever le prix de leurs produits une seule fois dans l’année », a-t-il expliqué, en référence à la hausse intervenue en début d’année.

Il a souligné, que « ces deux entreprises sont à caractère commercial et que toute décision de leur part pour hausser les prix est « étudiée avec discernement », que « l’augmentation des prix obéit à des règles commerciales strictes » et que « la décision en la matière revient à la direction des deux entreprises ». 

Bouterfa a, d’autre part, assuré que les entreprises étaient disposées « à assurer un été sans perturbation, en matière de distribution, vu l’importance des moyens mobilisés pour ce faire ».

Par contre, une nouvelle taxe fera son apparition selon un quotidien national, qui rapporte hier l’information relative à l’institution d’un régime fiscal sur la marge pour les opérations de vente et de livraison de biens meubles d’occasion et assimilés, et notamment les véhicules d’occasion. 

L’objectif recherché par la mise en place de la taxation sur la marge, est-il expliqué dans l’exposé des motifs, est de « contribuer à l’organisation du marché de l’occasion, notamment celui concernant les véhicules automobiles d’occasion, et permettre également aux entreprises concernées de développer ce segment d’activité afin de réduire progressivement le marché particulier des ventes de biens d’occasion et d’assurer à l’Etat des recettes supplémentaires tout en protégeant le consommateur ».

Le texte prévoit d’étendre le régime de la taxation sur la marge « des opérations de vente et de livraison de biens meubles d’occasion et assimilés » à la taxe sur l’activité professionnelle (TAP).

Par ailleurs, le Premier ministre a demandé au ministère des Finances de faire en sorte que la facture des importations ne dépasse pas 25 milliards de dollars contre 51 milliards en 2015. En sept mois, le déficit commercial 2016 de l’Algérie atteint 11,93 milliards de dollars. L’an dernier, ce niveau n’avait été franchi qu’à la mi-novembre.

Selon les données du Centre national de l’Informatique et des Statistiques des Douanes (CNIS) de l’Algérie, citées par l’APS, le déficit commercial de l’Algérie a atteint 11,93 milliards de dollars entre janvier et juillet 2016.

Après plus d’une décennie d’excédents commerciaux, l’Algérie a vu sa balance commerciale basculer dans le rouge l’an dernier, finissant l’année sur un déficit de 13,71 milliards de dollars. L’Algérie, qui a perdu 50% de ses revenus pétroliers, est contrainte de prendre sans tarder des mesures d’austérité budgétaire pour diminuer le coût énorme des transferts sociaux.

Depuis le début de l’année, le gouvernement tente de réaliser des économies sur la facture des importations en appelant à consommer local. Il a aussi gelé des projets d’infrastructures et d’équipements qui n’avaient pas été lancés. Le mois dernier, un responsable du FMI a de nouveau appelé l’Algérie à mener une politique macroéconomique prudente et à lancer des réformes structurelles.

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