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Dynamiques de la société civile : plaidoyer pour un large dialogue

17 août 2019 | 17:30
Lilia Aït Akli

La première rencontre de concertation des dynamiques de la société civile se tiendra le 24 août prochain, ont annoncé ce samedi au siège de l’UNPEF les organisateurs.

Prévue samedi à la Safex, la rencontre n’a pas eu lieu faute d’autorisation de la wilaya d’Alger, autorisation qui n’a été délivrée qu’en dernière minute.
Lors d’une conférence de presse au siège de l’Union nationale des personnels de l’éducation et de la formation (UNPEF), des représentants des dynamiques de la société civile, qui avaient initié cette rencontre, ont expliqué le motif de ce report : « Nous n’avons reçu l’autorisation de tenir cette rencontre que vendredi en fin d’après-midi », chose qui rend sa tenue impossible. Ils ont, dans la foulée, dénoncé ces pratiques de l’administration qui doit, précise-t-on, se libérer aussi. Cette semaine permettra donc aux organisateurs de préparer la rencontre dans de meilleures conditions et aussi d’élargir la liste des personnalités à convier à la table du dialogue et de la concertation ; le but étant de dégager une plateforme consensuelle en regroupant tout le monde, d’autant que les dynamiques de la société civile se veulent un trait d‘union qui rapproche les visions et les positions des différents acteurs politiques et de la société civile.
Pour Lyès Merabet, président du Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et coordinateur de la Confédération des syndicats algériens (CSA), il est nécessaire de traduire cette mobilisation pacifique du peuple « en un projet politique, car le dilemme aujourd’hui est de traduire politiquement toutes ces revendications qui sont exprimées par la rue ». C’est ce à quoi s’attellent les dynamiques de la société civile, qui soutiennent le mouvement populaire d’un côté, et qui œuvrent à trouver une résolution à la crise. Il a indiqué que le défi à relever est d’« amener les partis politiques (le pôle des forces du changement et les forces de l’alternative démocratique), les personnalités nationales et les activistes du mouvement populaire dans un espace commun autour d’une table de discussion et de concertation, à discuter, à s’écouter mutuellement ». « Nous sommes convaincus qu’il y a des points communs dans les approches et propositions et qu’on peut construire ensemble une feuille de route consensuelle », a-t-il précisé, signalant que le pays est en période de transition depuis le 9 juillet. Pour le président du SNPSP, la sortie de cette impasse politique qui dure depuis le 22 février est possible, d’autant que le pays est « passé par des moments très difficiles ». Cependant, selon ses explications, il faut qu’il y ait « une volonté politique claire, traduite par des décisions et démarches d’apaisement ». « On ne peut pas s’installer dans un climat de dialogue et de concertation alors qu’on est dans une ambiance tendue, marquée notamment par les interpellations de personnes et de jeunes incarcérés pour leurs activités dans le cadre du hirak ! », a-t-il précisé.
Saluant le pacifisme inédit de ces marches, Merabet a indiqué que la mobilisation doit s’accentuer avec la rentrée sociale. D’autres journées de protestation, en plus du vendredi et du mardi, ainsi que des grèves dans certains secteurs, sont d’ailleurs envisagées. Le but étant « de faire pression pour pousser les uns et les autres à aller rapidement dans les espaces de dialogue et de négociation pour trouver les solutions », a-t-il précisé, avant de souligner que les dynamiques de la société civile sont convaincues par le dialogue et la médiation. « On le fait sans être dans une commission quelconque », a-t-il signalé.
De son côté, Saïd Sahli, vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’hommes (LADDH), qui dit que le hirak « est la boussole de la société civile », estime que le « dialogue est inévitable pour trouver un compromis », qui est aujourd’hui possible.
Invité à donner des explications sur l’incursion au siège du panel qui a été selon certains médias, causée par des membres de l’association Rassemblement actions jeunesse (RAJ), Abdelwahab Fersaoui, président de l’association, dénonce cette « information infondée », tout en réitérant le soutien de l’association au mouvement estudiantin pacifique. Car selon lui, ce sont des comités autonomes des étudiants qui ont appelé à ce rassemblement.

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