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Duel attendu entre Benflis et Tebboune

28 septembre 2019 | 22:13
Tebboune Benflis Hocine Adryen

Assisterions-nous a un remake de l’élection de 2004 qui a opposé d’un côté Abdelaziz Bouteflika, candidat indépendant mais soutenu par le RND et d’autres partis satellites ainsi que par l’administration, et de l’autre le candidat du FLN, Ali Benflis et d‘une partie du pouvoir de l’époque ? Pour cette élection, si la donne politique a changé, Tebboune se présente en tant que candidat libre, et bénéficierait, dit-on, du soutien du FLN et d’une partie de la sphère du pouvoir et de l’autre côté Ali Benflis, candidat de son parti mais privé de soutiens en « haut lieu », le même schéma semble se répéter. Déjà, un avant-goût de la future campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre a été donné par Ali Benflis qui n’a pas attendu longtemps pour brocarder Abdelmadjid Tebboune et voit déjà en lui un sérieux candidat : « La candidature d’Abdelmadjid Tebboune à la présidentielle du 12 décembre signifie un 5e mandat sous un autre nom », a-t-il indiqué jeudi dernier, jour où l’ex-Premier ministre sous Bouteflika avait décidé de retirer les formulaires.

Le président du parti de Talaie El Hourriyet a estimé que les présidentielles du 12 décembre « étaient désormais dénaturées » et le « 5e mandat est sur le point de s’accomplir ». Tebboune a évité de polémiquer, estimant que « les temps sont difficiles » : « Ce n’est pas le moment de la polémique et du refus de l’Autre, l’Algérie a besoin de tous ses enfants. » J’ai été parmi les premiers à revendiquer ce que demande le hirak. J’ai souffert personnellement de l’ancien régime. J’ai été puni, mon fils l’a été également. Ils ont même enlevé ma photo du Palais du gouvernement » a-t-il simplement répondu. Le leader de Talaie el Hourryet qui se sent déjà dans la peau d’un lièvre comme lors des deux scrutins se retrouve aujourd’hui entre le marteau et l’enclume ? Faut-il arrêter quitte à se faire violence ou poursuivra-t-il son aventure et dans ce cas précis il prend le risque de se voir battre une troisième fois ? Déjà on évoque au sein de son parti un éventuel retrait de cette présidentielle.

Cette première salve de l’ex candidat malheureux à deux scrutins (20 04 et 2014) annonce d’autres encore plus incisifs. Comme en 2004 ou il a concouru pour la première fois face à Bouteflika dans un duel fratricide qui a laissé des traces sur l’ex Chef du gouvernement qui au lendemain de sa défaite a décidé durant dix ans de faire abstinence. Mais si le leader de Talaie El Hourryet décide de poursuivre son aventure, il faudra s’attendre à des interventions fracassantes voire compromettantes. En 2004, Benflis a usé lors de cette campagne électorale d’un langage très dur à la limite de l’injure envers Bouteflika. Exemple : « un président qui n’a pas fondé une famille ne peut pas gérer un pays » disait-il. Que dira-t-il cette fois de Tebboune qui s’est permis le luxe de s’entourer avant même d’annoncer sa candidature d’un directeur de campagne en la personne de l’ancien ambassadeur d’Algérie à New York, Abdellah Baâli. Ce dernier a été aperçu avec Abdelmadjid Tebboune, au moment où ce dernier se rendait au siège de l’Autorité indépendante de la présidentielle pour le retrait des imprimés de parrainage ? De plus nous apprend le Soir d’Algérie, Abdelmadjid Tebboune a déjà mis en place un vaste dispositif de

campagne. Ce sont plus d’une trentaine de directeurs de wilaya qui sont déjà à pied d’œuvre avec, comme première mission, la collecte des signatures nécessaires à la validation de la candidature nous apprend le quotidien. On évoque dans certains milieux politiques le soutien des deux plus grands partis le FLN et le RND à la candidature de Tebboune. Bien que le RND ait annoncé sa décision de retirer les formulaires de candidature pour le prochain scrutin présidentiel (formulaires pour la collecte des signatures), précisant que le nom de son candidat à cette échéance sera annoncé le 4 octobre prochain, il est aujourd’hui quasi certain que ce parti à défaut d’avoir un candidat du consensus sera appelé à apporter son soutien à Tebboune. Idem pour le FLN qui se débat dans une crise interminable et inextricable. L’ex parti unique serait dit-on le fer de lance de la campagne du candidat indépendante l’ex Premier ministre.

A noter que quatre-vingts (80) postulants à la candidature pour l’élection présidentielle du 12 décembre prochain avaient procédé, jusqu’à jeudi dernier, au retrait des formulaires de souscription des signatures individuelles. Parmi les postulants au prochain scrutin présidentiel figurent des responsables de partis politiques, à l’instar d’Ali Benflis, (Talaïe El Houriet), Abdelaziz Belaid, (Front El Moustakba), Aissa Belhadi, (Front de la bonne gouvernance), Abdelkader Bengrina, (mouvement El Bina), Ali Zeghdoud, (Rassemblement algérien), Mourad Arroudj, (Errafah), et Belkacem Sahli, (ANR), des candidats indépendants, à l’instar de l’ancien Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune et de l’ancien chef du PNSD, Rabah Bencherif, ainsi que de trois femmes candidates indépendantes.

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