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Du poulet « dangereux » sur le marché

21 novembre 2018 | 22:12
consommation Lynda Louifi


Le Syndicat national des vétérinaires tire la sonnette d’alarme quant au poulet de chair commercialisé contenant des résidus d’antibiotiques et appelle au durcissement des mécanismes de contrôle avant l’abattage.


Le risque est alors grand pour les consommateurs. La présidente du Syndicat national des vétérinaires, Saïda Akkali, tire la sonnette d’alarme sur les effets nocifs sur la santé du dosage pour le poulet en antibiotiques, appelant à l’organisation de la filière avicole, marquée par une intense activité informelle où il y a absence totale de contrôle. « Il y a un grand nombre d’élevages informels qui ne sont pas suivis par des vétérinaires », a affirmé Saïda Akkali, révélant que 80 ℅ de la viande de poulet de chair se trouvant sur les étals des marchés à travers tout le territoire national n’est pas soumise au contrôle et provient de l’élevage informel. « La majorité utilise de manière abusive des antibiotiques et des anticoccidiens. La commercialisation des volailles se fait sans respect du délai d’attente. Des résidus de médicaments restent alors dans la chair », explique la vétérinaire. Ces résidus d’antibiotiques sont reconnus comme hautement cancérigènes, selon l’interlocutrice, qui lance un appel aux consommateurs qui a incombe la nécessité d’être vraiment prudent quant à la source de la viande de poulet avant de l’acheter.


Le problème, selon Mme Akkali, réside chez de centaines, voire de milliers de petits aviculteurs qui opèrent sur le terrain à travers tout le territoire national sans le moindre contrôle des services vétérinaires. « Ces derniers acquièrent eux-mêmes, et sans le moindre avis des médecins-vétérinaires, leurs produits avicoles, notamment les différents antibiotiques, en faisant complètement fi des lois qui régissent la qualité des poulets vendus sur le marché, ce qui est devenu, par conséquent, une menace pour la santé des consommateurs », a-t-elle regretté. Il convient de signaler, que l’économie informelle dans l’aviculture algérienne représente 50%, c’est-à-dire qu’un opérateur sur deux ne dispose pas d’agrément sanitaire, indiquent les experts en la matière. Pour s’assurer que la viande mise sur le marché ne présente aucun


risque pour la santé publique, un contrôle rigoureux doit se faire auprès des éleveurs, préconise Mme Akkali, qui plaide pour la mise en place d’un Conseil professionnel des viandes blanches qui permettra l’organisation de la filière avicole. Ce Conseil permettra, selon elle, aux éleveurs informels de se mettre en conformité et de travailler dans un cadre réglementé.


La présidente du Syndicat des vétérinaires a par ailleurs mis en avant le rôle primordial du vétérinaire car il est question de « bien connaître le bâtiment d’élevage bovin et ovin et même du poulet pour bien maîtriser les conditions d’hygiène. Il faut également connaître l’alimentation ».

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